Le 3 mars 2026, Soraya Aziz-Moto a été installée directrice générale de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARE), lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi. Elle succède à Sandrine Ngalula Mubenga à la tête d’un régulateur attendu sur un secteur clé pour l’économie.
Dans un pays où l’accès à l’électricité reste faible malgré un potentiel hydroélectrique parmi les plus élevés du continent, la régulation pèse directement sur le climat d’affaires, la protection des usagers et l’ouverture progressive du marché. Devant la nouvelle équipe, le ministre Sakombi a fixé trois priorités : renforcer la crédibilité du cadre réglementaire, protéger le consommateur et encadrer une libéralisation maîtrisée du secteur.
Une régulation attendue sur l’accès, la gouvernance et le déficit énergétique

Soraya Aziz-Moto dit prendre ses fonctions « avec pleine conscience de la gravité des enjeux ». Elle veut faire de l’ARE un outil technique capable d’accompagner la vision portée par le chef de l’État et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Son objectif affiché est clair : utiliser la régulation comme levier pour attirer des investissements et accélérer l’accès à l’électricité.
Sa feuille de route repose sur trois axes : améliorer la gouvernance interne du régulateur, faire progresser l’accès à l’électricité et réduire le déficit énergétique qui freine l’industrie. Elle annonce une consultation des parties prenantes et la digitalisation des procédures, avec l’idée de rendre les démarches plus lisibles et de mieux sécuriser l’environnement réglementaire pour les opérateurs.
La nouvelle directrice générale met aussi en avant la dimension sociale de l’énergie. Pour elle, chaque raccordement représente « une victoire concrète sur la pauvreté ». En fin de cérémonie, elle a conclu par une formule : « Les ténèbres ne régneront pas toujours sur la RDC. Mwinda eza koya. »
— M. KOSI



