Le ministre d’État chargé de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo, a reçu le 22 mai 2026 une délégation de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC) afin d’échanger sur les tensions et les rumeurs diffusées ces dernières semaines autour du fonctionnement de cette entreprise publique. La délégation réunissait les responsables de la direction générale ainsi que plusieurs représentants syndicaux, dont Serge Bibare, président du syndicat des cadres de la direction (COSYCA).
Selon les participants, cette rencontre avait pour objectif de clarifier la situation interne de l’établissement après plusieurs publications sur les réseaux sociaux évoquant une crise au sein de l’ONAPAC. À l’issue des échanges, les représentants syndicaux ont estimé que certaines informations relayées en ligne ne reflétaient pas totalement la réalité observée sur le terrain. « Certes, il y a eu des bruits, mais pas des troubles dans ce sens-là », a déclaré Serge Bibare, qui considère que certains malentendus internes ont été amplifiés jusqu’à laisser croire à une situation plus grave qu’elle ne le serait réellement.
Les syndicats expliquent avoir profité de cette audience pour présenter au ministre de tutelle les préoccupations des agents et faire le point sur plusieurs questions administratives et sociales. Face aux inquiétudes exprimées par une partie du personnel, les représentants syndicaux ont appelé au calme et à la patience, affirmant que des démarches seraient déjà engagées afin de trouver des solutions. « Dans les jours à venir, les agents de l’ONAPAC vont retrouver le sourire », a assuré un responsable syndical, sans détailler publiquement les mesures évoquées pendant la réunion. Les participants disent vouloir éviter toute nouvelle spéculation autour du dossier.
Cette rencontre intervient dans un contexte où l’ONAPAC reste une structure importante pour les exportations agricoles de la RDC. L’établissement intervient dans le contrôle, la certification et le suivi des produits agricoles destinés au marché extérieur, notamment le café, le cacao et plusieurs autres cultures commerciales. Alors que le pays cherche à renforcer la diversification de son économie et à augmenter les recettes issues du secteur agricole, la stabilité des institutions publiques chargées d’encadrer cette filière devient un enjeu économique pour les autorités.
Pour plusieurs observateurs, les tensions signalées dans certaines entreprises publiques traduisent aussi des difficultés persistantes liées à la gouvernance, au financement et à la gestion des ressources humaines au sein des établissements de l’État.
— Joldie KAKESA


