Le gouvernement congolais a donné, samedi 30 mai, le coup d’envoi de son programme national de déploiement d’infrastructures de télécommunications en posant la première pierre d’une antenne de réseau à Nkamba, cité sainte de l’Église kimbanguiste située dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Kongo Central.
La cérémonie a été présidée par le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda, qui a présenté ce projet comme le point de départ d’une vaste opération visant à améliorer l’accès à la téléphonie mobile et à Internet dans les zones rurales et périurbaines du pays.
« Le Fonds de développement du service universel commence ses travaux, depuis sa création, par la Terre sainte de Nkamba », a déclaré le ministre, soulignant que ce choix répond à une orientation du président Félix Tshisekedi et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa.
Porté par le Fonds de développement du service universel (FDSU), ce programme prévoit la construction d’antennes et de pylônes dans les 145 territoires de la République démocratique du Congo afin de permettre aux opérateurs télécoms d’étendre leurs réseaux dans des zones encore faiblement couvertes.
Pour le gouvernement, le chantier de Nkamba revêt une dimension symbolique, mais également économique. Chaque année, cette localité accueille des milliers de pèlerins et visiteurs, générant d’importants besoins en matière de connectivité.
De son côté, le directeur général du FDSU, Paterne Binene A Kadiat, estime que l’amélioration de la couverture réseau favorisera non seulement les communications, mais aussi l’accès à l’information, aux services numériques et aux opportunités économiques.
A l’en croire, l’antenne qui sera construite dans le village Nsola culminera à 50 mètres de hauteur. Elle couvrira un rayon d’environ 10 kilomètres et permettra de desservir au moins 16 villages environnants.
Cette infrastructure s’inscrit dans une stratégie nationale de réduction de la fracture numérique. Le FDSU ambitionne de déployer 3 000 sites de télécommunications d’ici à 2030 pour desservir progressivement les 24 620 villages identifiés à travers le pays.
Le défi demeure toutefois immense. Les estimations du secteur indiquent que la RDC a besoin d’environ 50 000 antennes pour assurer une couverture numérique satisfaisante de son vaste territoire. À ce jour, moins de 5 100 infrastructures sont opérationnelles.
Eldad B.




