La crise d’approvisionnement en carburant qui a secoué Kisangani ces derniers jours commence à s’atténuer, après une forte flambée des prix et des perturbations dans la distribution. Les autorités provinciales de la Tshopo annoncent un retour progressif à la normale, à la suite d’un accord trouvé avec les opérateurs pétroliers.
Selon le gouvernement provincial, les concertations engagées sous la conduite du gouverneur Paulin Lendongolia ont permis de déboucher sur des mesures destinées à stabiliser l’approvisionnement et à encadrer les prix sur le marché.
La ministre provinciale du Budget, Claudine Atisandi, affirme que les échanges ont permis de lever les blocages observés dans la chaîne de distribution.
« Toutes les dispositions ont été prises pour assurer un approvisionnement régulier en carburant et ramener progressivement la stabilité à Kisangani », a-t-elle indiqué.
La crise avait entraîné, la veille, la fermeture temporaire de plusieurs stations-service, provoquant une ruée vers le marché informel. Dans ce contexte, les prix ont fortement grimpé : le litre d’essence, habituellement vendu entre 4.500 et 5.000 francs congolais, avait atteint jusqu’à 12.000 francs chez certains revendeurs informels communément appelés « Kadhafi ».
Face à cette flambée, le ministère provincial de l’Économie a évoqué des phénomènes spéculatifs et annoncé une nouvelle grille tarifaire issue des concertations.
Désormais, le litre de carburant est fixé à 5.000 francs congolais pour les produits acheminés depuis l’Est, et à 3.500 francs congolais pour ceux provenant de l’Ouest.
Par ailleurs, les autorités provinciales préviennent que tout non-respect de ces prix exposera les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Eldad B.




