Le Sénat a entamé l’examen de quatre projets de loi portant sur la ratification d’accords de financement conclus entre la République démocratique du Congo, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Présentés par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ces accords représentent un montant total de 753,6 millions USD destiné à soutenir plusieurs projets publics dans le pays.
Selon le Gouvernement, ces ressources doivent financer des investissements dans les infrastructures, l’emploi des jeunes, l’agriculture ainsi que l’aide aux populations affectées par la crise dans l’Est de la RDC. Une partie importante des fonds sera consacrée au projet « Kin la Belle », qui vise à améliorer l’assainissement de Kinshasa, une ville confrontée à de nombreux défis liés à la gestion des déchets, au drainage des eaux et à la salubrité publique.
Les financements prévus doivent également renforcer les programmes de formation professionnelle et favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Dans un pays où la croissance démographique exerce une forte pression sur l’emploi, les autorités considèrent ces investissements comme un moyen de soutenir l’accès aux opportunités économiques et de développer les compétences de la main-d’œuvre.
Les accords soumis au Sénat prévoient aussi des investissements pour améliorer la connectivité autour du Parc agro-industriel de Ngandajika. Ce projet est présenté par le Gouvernement comme un outil destiné à faciliter la production agricole, le transport des marchandises et la transformation locale des produits agricoles. Une autre enveloppe est destinée à soutenir les populations touchées par les conséquences de l’insécurité et de la crise humanitaire dans les provinces de l’Est.
Le ministère des Finances souligne que ces ressources sont accordées sous forme de financements concessionnels, c’est-à-dire avec des conditions de remboursement plus favorables que celles des prêts commerciaux classiques. Les taux d’intérêt sont généralement plus faibles et les périodes de remboursement plus longues, ce qui réduit la pression sur les finances publiques.
Pour les autorités, ces financements doivent contribuer à la modernisation des infrastructures, à la création d’emplois et à l’amélioration de l’accès aux services essentiels. Leur mise en œuvre dépend désormais de l’examen et de l’approbation des textes de ratification par le Sénat.
— Peter MOYI










