Le Gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de stabilisation des prix des produits de première nécessité. En mission de travail à Lubumbashi depuis le 5 juin 2026, une délégation du ministère de l’Économie nationale, accompagnée du Fonds de Régulation Économique (FOREC), a finalisé les préparatifs du lancement du programme de régulation du marché intérieur de la farine de maïs à travers un mécanisme de subvention à la consommation.
À l’issue de plusieurs séances de travail avec les entreprises partenaires AGRICO SA et JPM Production, ainsi qu’avec les autorités provinciales du Haut-Katanga, les différentes parties ont confirmé le démarrage effectif des opérations à partir du mercredi 10 juin 2026.
Pour cette phase pilote, cinq points de vente ont été retenus dans la ville de Lubumbashi. Trois seront exploités par AGRICO SA tandis que deux autres seront gérés par JPM Production. Cette première étape permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif avant un éventuel déploiement à plus grande échelle.
L’initiative vise à garantir un approvisionnement régulier en farine de maïs, aliment de base pour des millions de ménages congolais, tout en limitant les fluctuations des prix sur le marché local. Elle s’inscrit dans les efforts du Gouvernement pour préserver le pouvoir d’achat des populations face aux tensions récurrentes observées sur les produits alimentaires.
Au-delà de la protection des consommateurs, le programme entend également soutenir la production locale. En travaillant directement avec des opérateurs implantés dans la filière maïs, les autorités espèrent renforcer les débouchés des producteurs nationaux et améliorer la disponibilité de cette céréale stratégique dans les principaux centres de consommation.
Cette intervention publique intervient dans un contexte marqué par des pressions persistantes sur les prix alimentaires, alimentées notamment par les difficultés logistiques, les coûts de transport et les contraintes d’approvisionnement observées dans plusieurs régions du pays.
À travers ce mécanisme de subvention, le ministère de l’Économie nationale cherche à instaurer un modèle capable de stabiliser durablement le marché tout en favorisant le développement des chaînes de valeur agricoles locales.
Les résultats de cette phase pilote seront suivis de près par les autorités afin d’évaluer son impact sur les prix, l’approvisionnement et la consommation avant une éventuelle extension du programme à d’autres provinces du pays.
— M. KOSI





