Le Cadastre Minier (CAMI) et l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT) veulent renforcer la coordination entre leurs services afin d’améliorer la gestion de l’occupation des sols en République démocratique du Congo. L’objectif est de mieux concilier le développement des activités minières avec les autres usages du territoire et de fournir aux autorités des données harmonisées pour orienter les décisions publiques.
Le Directeur général du Cadastre Minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, a reçu lundi 22 juin la Directrice générale de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), Carine Oniemba Amanvo, pour une séance de travail consacrée à la coordination des politiques de gestion du territoire national. Les deux responsables ont convenu de mettre en place un cadre permanent de collaboration réunissant les équipes techniques des deux institutions. Cette plateforme devra permettre de produire des informations communes et fiables destinées à appuyer les décisions des autorités en matière d’aménagement du territoire et de gestion des ressources naturelles.
Réduire les conflits entre exploitation minière et occupation des sols
Cette initiative répond à un enjeu de plus en plus important pour la RDC. Avec le développement des projets miniers, agricoles, industriels et des infrastructures, plusieurs activités économiques se disputent parfois les mêmes espaces. Une meilleure coordination entre le CAMI, chargé de la gestion des droits miniers, et l’ANAT, responsable de la planification de l’occupation du territoire, pourrait contribuer à limiter les conflits d’usage des terres, à sécuriser davantage les investissements et à améliorer la planification du développement.
Pour les investisseurs, l’accès à des données foncières et minières cohérentes constitue également un facteur de sécurité juridique. Une cartographie harmonisée permet de réduire les risques de chevauchement entre permis miniers, projets d’infrastructures, zones agricoles, espaces protégés et zones d’habitation.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise
Au-delà de l’aspect administratif, cette coopération s’inscrit dans une logique de gouvernance économique. La qualité de la planification territoriale influence directement le développement des investissements, l’exploitation durable des ressources naturelles et l’aménagement des infrastructures. Dans un contexte où la RDC cherche à accélérer l’exploitation de ses minerais stratégiques tout en développant l’agriculture, les infrastructures et les zones économiques spéciales, la coordination entre les institutions chargées de l’aménagement du territoire devient un levier essentiel pour éviter les conflits et améliorer l’utilisation des terres.
Le cadre permanent annoncé entre le CAMI et l’ANAT devra ainsi favoriser un partage plus fluide des données techniques et une meilleure cohérence dans les décisions relatives à l’affectation des sols, au bénéfice d’une gestion plus durable du territoire national.
— M. KOSI









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