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Climat & forêts

Climat : la RDC veut renforcer son influence au sein du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo

La République démocratique du Congo a présenté mardi à Kinshasa les priorités de sa co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Derrière cette démarche diplomatique se joue une question centrale : comment transformer le poids écologique du Bassin du Congo en financements, investissements et opportunités de développement pour les pays qui en assurent la préservation.

Partenariat pour les forêts du bassin du congo
Partenariat pour les forêts du bassin du congo

La République démocratique du Congo a présenté mardi à Kinshasa les priorités de sa co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Derrière cette démarche diplomatique se joue une question centrale : comment transformer le poids écologique du Bassin du Congo en financements, investissements et opportunités de développement pour les pays qui en assurent la préservation.

Réunis à Kinshasa autour de la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, diplomates, partenaires techniques et financiers, experts environnementaux et représentants du secteur privé ont examiné l’état d’avancement de la feuille de route triennale de la co-facilitation congolaise du PFBC.

Les échanges ont principalement porté sur le renforcement de la coopération régionale et la mobilisation des acteurs impliqués dans la protection des forêts du Bassin du Congo. Cette initiative intervient dans un contexte où les enjeux climatiques occupent une place croissante dans les discussions internationales sur le financement du développement.

Le Bassin du Congo constitue le deuxième massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie. Réparti sur plusieurs pays d’Afrique centrale, il joue un rôle essentiel dans l’absorption du carbone, la régulation du climat et la préservation de la biodiversité mondiale. La RDC concentre à elle seule la plus grande partie de cet écosystème, ce qui lui confère une position particulière dans les négociations environnementales internationales.

Au-delà de la protection des forêts, Kinshasa cherche également à faire évoluer le débat sur la rémunération des services environnementaux rendus par les pays forestiers. Depuis plusieurs années, les autorités congolaises plaident pour une meilleure prise en compte de la valeur économique des ressources naturelles préservées et pour un accès plus important aux financements climatiques.

Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des États membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), des bailleurs de fonds, des organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la communauté scientifique. L’objectif est de coordonner davantage les efforts de conservation tout en soutenant le développement économique des populations vivant dans les zones forestières.

Cette question devient particulièrement importante à l’approche des prochaines grandes échéances climatiques internationales. Alors que les pays industrialisés cherchent à accélérer leurs engagements en matière de réduction des émissions, les pays du Bassin du Congo souhaitent que la préservation des forêts soit davantage considérée comme un investissement mondial nécessitant des financements plus importants et plus prévisibles.

Pour la RDC, l’ambition dépasse désormais la seule conservation. Le pays veut également positionner le Bassin du Congo comme un levier de développement, capable d’attirer des financements, de soutenir des projets d’économie verte et de renforcer son influence dans la gouvernance climatique mondiale. La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité des pays d’Afrique centrale à parler d’une même voix et à transformer leur poids écologique en avantages économiques concrets pour les populations locales.

— M. KOSI