La Fédération des entreprises du Congo (FEC) affiche une nette amélioration de sa situation financière. Lors de l’Assemblée générale ordinaire consacrée à l’exercice 2025, son président national, Robert Malumba, a annoncé que les recettes de l’organisation ont progressé de près de 128 % en deux ans, passant de 4,69 millions de dollars en 2023 à 6,40 millions de dollars en 2024, puis à un niveau historique de 10,70 millions de dollars en 2025.
Selon Robert Malumba, cette progression résulte principalement de la mise en place d’un manuel de procédures, du renforcement de la gouvernance interne, de la confiance renouvelée des entreprises membres et d’une meilleure capacité de mobilisation des ressources. Les cotisations des membres ont également enregistré une hausse de plus de 76 % par rapport à 2023, malgré les débats suscités par le nouveau régime de cotisation.
Au-delà des recettes, la FEC affirme avoir profondément assaini sa situation financière. L’organisation indique avoir remboursé près de 1 million de dollars de dettes bancaires héritées de plus d’une décennie et être désormais totalement désendettée vis-à-vis du système bancaire. Cette évolution permet, selon sa direction, de financer ses activités et ses projets stratégiques sur fonds propres tout en renforçant sa crédibilité auprès des partenaires.
Le président du patronat congolais estime que cette discipline financière s’appuie sur une gestion plus rigoureuse des dépenses, un meilleur contrôle interne et le respect des procédures de gouvernance. Il a également souligné que, depuis l’arrivée de l’équipe dirigeante actuelle, les Assemblées générales ordinaires sont organisées dans les délais statutaires, sans report, traduisant une plus grande stabilité institutionnelle.
Sur le plan économique, Robert Malumba a mis en avant le rôle grandissant de la FEC dans les réformes du climat des affaires. Il a rappelé que le dialogue permanent instauré entre le secteur public et le secteur privé a permis au patronat de participer aux discussions sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le relèvement du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), la facture normalisée, la réforme de la sous-traitance ainsi que le projet de loi sur le contenu local.
La Fédération revendique également un renforcement de sa présence sur la scène internationale. Selon les chiffres présentés, elle a participé à plus de 200 forums, missions économiques et rencontres internationales depuis le début du mandat de l’actuelle direction, soit une progression de plus de 400 % par rapport à la période précédente. Pour Robert Malumba, cette ouverture contribue à accroître la visibilité des entreprises congolaises et à renforcer la crédibilité du secteur privé national auprès des investisseurs étrangers.
À travers ces résultats, la FEC cherche à démontrer qu’une gouvernance financière plus rigoureuse peut renforcer la capacité d’action de l’organisation et lui permettre de peser davantage dans les réformes économiques. Le patronat estime désormais disposer de bases financières plus solides pour accompagner les entreprises congolaises, défendre leurs intérêts et contribuer aux politiques publiques en faveur du développement du secteur privé.
— M. KOSI









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