La République démocratique du Congo a pris part aux discussions internationales sur l’avenir de la gouvernance de l’intelligence artificielle. Représentée par une délégation de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), conduite par sa vice-présidente, Lydie Omanga Dihandju, la RDC a participé, le 3 juillet, au 2ᵉ Forum francophone sur la gouvernance numérique et l’intelligence artificielle, organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cette rencontre, organisée au Graduate Institute de Genève en prélude au Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’IA, au Sommet « AI for Good » et au Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) 2026, a rassemblé plus de 900 participants issus des gouvernements, des autorités de régulation, des organisations internationales, du secteur privé, du monde universitaire et de la société civile.
Au cœur des échanges figuraient les principaux défis liés au développement de l’intelligence artificielle, notamment la recherche d’un équilibre entre innovation et régulation, la gouvernance des données, la souveraineté numérique, le renforcement des capacités de calcul, la normalisation internationale ainsi que la préservation de la diversité linguistique et culturelle dans les systèmes d’IA.
A en croire l’ARPTC, cette participation intervient dans le cadre d’élargissement de ses responsabilités. L’institution exerce désormais également les missions d’Autorité de Régulation du Numérique (ARN), d’Autorité Nationale de Certification Électronique (ANCE) et d’Autorité de Protection des Données (APD), des attributions qui renforcent son rôle dans la transformation numérique du pays.
En marge des travaux, la délégation congolaise a multiplié les échanges avec les principaux acteurs de la Francophonie numérique afin de s’inspirer des expériences internationales et d’identifier des pistes de coopération susceptibles d’accompagner les réformes engagées en République démocratique du Congo.
Par ailleurs, les discussions ont souligné le caractère stratégique de l’intelligence artificielle, désormais considérée comme un facteur de souveraineté, de compétitivité économique et de développement durable.
Les participants ont notamment appelé les États à renforcer la gouvernance de leurs données, développer des infrastructures numériques souveraines, participer davantage à l’élaboration des normes internationales et promouvoir une innovation responsable au service des populations.
Selon l’ARPTC, les enseignements tirés de ce forum viendront alimenter les réflexions nationales sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, la confiance numérique, la protection des données à caractère personnel, la certification électronique et la cybersécurité. Ils s’inscrivent dans la mise en œuvre de la stratégie « DRC Digital Nation 2030 », qui ambitionne de faire du numérique un levier de transformation économique et institutionnelle.
Eldad B.









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