Kinshasa a officiellement lancé sa candidature au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Les autorités congolaises entendent faire valoir le poids démographique, le potentiel numérique et les ressources stratégiques du pays afin de renforcer la représentation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale du numérique.
Le lancement est intervenu le mercredi dernier au cours d’une réception diplomatique réunissant des membres du Gouvernement, le corps diplomatique, des représentants d’organisations internationales ainsi que des partenaires du secteur numérique.
Au nom de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), le président du Collège, Christian Katende, a défendu une candidature qu’il présente comme celle d’un pays, mais aussi d’un continent désireux de peser davantage dans les décisions qui façonnent l’avenir du numérique.
« Cette candidature dépasse le cadre national », a-t-il fait valoir, estimant qu’elle traduit l’ambition de voir l’Afrique jouer un rôle plus important dans les instances internationales chargées de définir les politiques et les normes du secteur.
Les autorités congolaises mettent en avant les atouts du pays pour justifier cette ambition. Avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnements mobiles, la RDC figure parmi les plus grands marchés numériques africains. Les investissements engagés dans les infrastructures de télécommunications, le déploiement de la fibre optique et la transformation numérique devraient, selon l’ARPTC, permettre au pays de devenir un hub numérique en Afrique centrale.
Par ailleurs, l’autorité de régulation rappelle que cette stratégie s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait du numérique l’un des piliers de la modernisation du pays. Kinshasa entend promouvoir une gouvernance numérique fondée sur l’innovation, la cybersécurité, la souveraineté numérique, la protection des citoyens et la valorisation des solutions technologiques développées en Afrique.
Dans la foulée, l’ARPTC a également mis en avant la participation récente de la RDC à plusieurs rendez-vous internationaux organisés à Genève, notamment le Dialogue mondial des Nations unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, le Sommet AI for Good 2026, le Forum du SMSI 2026 et le Forum francophone sur la gouvernance numérique.
Pour les autorités, ces rencontres illustrent l’importance croissante de la diplomatie numérique dans un contexte marqué par les enjeux liés aux données, aux normes technologiques et à l’intelligence artificielle.
Autre argument avancé par Kinshasa : le rôle stratégique de la RDC dans la chaîne mondiale de valeur grâce à ses importantes réserves de minerais critiques, indispensables à la fabrication des semi-conducteurs et au développement des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Un positionnement qui, selon l’ARPTC, confère au pays une légitimité à participer aux instances où se décident les règles de l’économie numérique mondiale.
Il y a lieu de signaler que la candidature congolaise repose sur quatre priorités : renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’UIT, accélérer les investissements dans les infrastructures numériques, promouvoir une gouvernance conciliant innovation, sécurité et souveraineté numérique, et développer les capacités des États et des régulateurs africains à travers le partage d’expertise.
Eldad Bwetu









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Je suis très intéressée a l’ actualité qui très sont très importantes pour mon pays. J’espère que cette initiative permettra aux de frollé sur un développement…