La FEC Haut-Katanga a ouvert, le 23 juillet 2026 à Lubumbashi, la première conférence consacrée aux hydrocarbures. Pendant deux jours, les participants doivent examiner les difficultés d’approvisionnement, les infrastructures de stockage et les réformes nécessaires à la sécurisation du marché pétrolier.
La Fédération des entreprises du Congo du Haut-Katanga a lancé, jeudi 23 juillet 2026 à l’hôtel Karavia de Lubumbashi, la première édition de sa conférence sur les hydrocarbures. La rencontre réunit des professionnels du secteur venus du Grand Katanga, de Kinshasa et d’autres régions, ainsi que des représentants des ministères de l’Économie nationale et des Hydrocarbures.
Les travaux, organisés pendant deux jours, portent sur les défis, les réformes et les perspectives du secteur pétrolier dans un contexte international décrit comme instable par les organisateurs. La FEC veut notamment favoriser un dialogue entre les entreprises et les pouvoirs publics afin d’identifier des solutions applicables aux difficultés rencontrées dans l’importation, le stockage et la distribution des produits pétroliers.
La conférence est organisée sous le thème « Le pétrole, véritable colonne vertébrale de l’économie nationale ». Pour Patrick Muland, président de la FEC Haut-Katanga, l’approvisionnement en carburants reste directement lié au fonctionnement des industries, au transport, aux finances publiques et au pouvoir d’achat des ménages.
« Sans une sécurité énergétique garantie, c’est tout notre édifice de croissance et le pouvoir d’achat de nos concitoyens qui s’effondreront », a-t-il déclaré lors de l’ouverture des travaux.
Les ruptures d’approvisionnement au centre des échanges
Les discussions doivent notamment examiner les effets des perturbations observées dans les chaînes internationales d’approvisionnement. La FEC évoque une progression des prix pétroliers ainsi qu’une préférence croissante de certains fournisseurs pour les transactions au prix spot, conclues sur la base des conditions immédiates du marché.
Ce mode d’achat peut accroître l’exposition des importateurs aux variations de prix et réduire la visibilité nécessaire à la planification des approvisionnements. Pour une région fortement dépendante des importations de produits pétroliers, toute variation du coût d’achat, du transport ou du stockage peut se répercuter sur les entreprises et les consommateurs.
Dans la Zone Sud, ces contraintes internationales s’ajoutent aux difficultés liées aux infrastructures de stockage et aux circuits régionaux d’approvisionnement. La consommation de carburants y est soutenue par les activités minières, le transport routier, les industries et les besoins domestiques. La continuité des livraisons dépend donc à la fois de la disponibilité des produits sur les marchés extérieurs et de la capacité locale à les acheminer et à les conserver.
La conférence doit permettre aux acteurs concernés d’évaluer ces différents facteurs et de formuler des recommandations destinées aux autorités publiques et aux opérateurs privés. Les échanges devraient également porter sur les conditions réglementaires permettant de stabiliser le marché tout en maintenant l’approvisionnement des entreprises et des ménages.
La FEC attend des propositions applicables
Patrick Muland a demandé aux participants d’éviter que les travaux se limitent à une succession de reproches entre les administrations et les opérateurs. La FEC veut faire de cette rencontre un espace de formulation de propositions sur les réformes, les investissements et les mécanismes de coordination nécessaires au fonctionnement du secteur.
La présence de représentants du gouvernement central et des autorités du Grand Katanga doit permettre de confronter les préoccupations des entreprises aux orientations des institutions chargées de la politique économique et pétrolière. Les opérateurs attendent notamment des réponses sur la stabilité de l’approvisionnement, le développement des infrastructures et l’encadrement du marché.
La valeur de cette première édition dépendra toutefois des recommandations qui seront retenues à l’issue des deux journées et de leur traduction en décisions ou en mesures opérationnelles pour le secteur pétrolier de la Zone Sud.
— J. KAKESA








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