La République démocratique du Congo et l’Allemagne préparent de nouvelles discussions sur la gouvernance minière et les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles. Réunis le 21 septembre 2026 à Kinshasa, les représentants des institutions congolaises, des entreprises, de la société civile et de la coopération allemande ont examiné les priorités qui alimenteront le dialogue stratégique bilatéral prévu les 24 et 25 novembre 2026. Le suivi des cahiers des charges miniers et l’accompagnement des communautés locales figurent parmi les sujets retenus.
La contribution de l’industrie minière au développement des territoires était au centre du dialogue sectoriel germano-congolais organisé lundi 21 septembre à Kinshasa, à l’initiative de l’Ambassade d’Allemagne en RDC. Accueillie par la GIZ, la rencontre a réuni plusieurs catégories d’acteurs autour des mécanismes permettant de mieux répartir les retombées économiques de l’exploitation minière.
Les échanges ont associé des représentants des institutions congolaises, du secteur privé et de la société civile, ainsi que plusieurs organismes allemands de coopération, notamment la GIZ, l’Institut fédéral des géosciences et des ressources naturelles (BGR) et la Banque allemande de développement (KfW).
Les discussions ont principalement porté sur la transparence du secteur extractif, l’accompagnement des entités territoriales décentralisées, le suivi des engagements sociaux des entreprises minières et les possibilités de mobilisation d’investissements responsables.
Les cahiers des charges et le développement territorial parmi les priorités
Le suivi des cahiers des charges constitue l’un des principaux sujets abordés. Ces documents formalisent les engagements des entreprises minières envers les communautés concernées par leurs activités, notamment à travers des projets de développement local.
La question rejoint celle de la dotation minimale de 0,3 % du chiffre d’affaires affectée aux projets de développement communautaire par les entreprises minières. En septembre 2025, un atelier de haut niveau organisé à Lubumbashi avait déjà examiné ces deux mécanismes, ainsi que les difficultés rencontrées dans leur application.
Le dialogue germano-congolais du 21 septembre s’inscrit dans la continuité des actions de coopération déjà engagées dans le secteur. À travers son programme d’amélioration des pratiques minières en RDC, la GIZ intervient notamment dans la transparence des flux financiers, la participation de la société civile, le développement des compétences et le renforcement des administrations chargées de la mobilisation des recettes minières.
Selon les informations publiées par la GIZ, ce programme couvre la période allant d’avril 2022 à décembre 2028 et représente un volume financier d’environ 31,3 millions d’euros. Il bénéficie notamment de cofinancements de l’Union européenne et de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale. Ce financement concerne le programme de coopération existant et non un nouvel engagement issu de la réunion du 21 septembre.
Un rendez-vous stratégique prévu les 24 et 25 novembre
Les travaux de Kinshasa doivent contribuer à la préparation du dialogue stratégique entre les gouvernements congolais et allemand, programmé les 24 et 25 novembre 2026.
Les priorités exprimées par les institutions, les entreprises et les organisations de la société civile seront prises en compte dans les discussions bilatérales. Elles concernent notamment l’évolution du cadre réglementaire, le suivi des engagements des opérateurs miniers et les moyens d’accompagner les administrations territoriales dans la gestion des retombées extractives.
Cette préparation prolonge les échanges déjà engagés entre la RDC et l’Allemagne autour de la gouvernance responsable des ressources naturelles. En juin, la coopération allemande avait notamment réuni plusieurs partenaires à Lubumbashi pour examiner les possibilités de développement économique local associées au corridor de Lobito.
Le rendez-vous de novembre permettra de préciser les priorités retenues par les deux gouvernements et les activités susceptibles d’être intégrées aux programmes de coopération. Les mécanismes de suivi des cahiers des charges et l’accompagnement des entités territoriales constitueront deux indicateurs concrets de cette coopération.
Peter MOYI









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