Le Comité stratégique de supervision du Projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSPEVK) a visité le 6 septembre 2026 deux usines de FERPINTA Angola à Luanda. L’objectif est de trouver un fournisseur de matériaux de construction et, à terme, une unité de production dans la cité industrielle de Kinshasa Kia Mona. Aucun accord n’a été annoncé.
La délégation, conduite par le coordonnateur principal Thierry Katembwe Mbala, a visité un premier site à Luanda puis celui de la Zone économique spéciale Luanda-Bengo. FERPINTA Angola y fabrique des tubes en acier soudés, des profilés, des tôles profilées et galvanisées, des grillages et des clôtures métalliques. Le second site produit aussi des équipements agricoles, notamment des outils de préparation du sol, des charrues et des remorques.
Le CSSPEVK envisage quatre pistes avec l’entreprise. Il s’agit de la fourniture de matériaux pour les infrastructures du projet, de l’implantation progressive d’une unité de production ou d’assemblage à Kinshasa Kia Mona, d’un transfert de technologies et de la formation de main-d’œuvre congolaise. Le compte rendu de la visite ne précise ni montant, ni calendrier, ni engagement écrit des deux parties.
Une cité industrielle qui doit trouver ses industriels

Les travaux de la Cité industrielle sino-congolaise ont été lancés le 22 décembre 2025 à Maluku. Selon le CSSPEVK, le projet représente un investissement estimé à 12 milliards USD et prévoit 1 200 usines en cinq ans, à raison de 20 par parc industriel, ainsi que 225 000 emplois directs, dont 30 000 la première année. Lors du lancement, M. Katembwe avait aussi indiqué que 160 usines seraient achevées en 2026. Ces chiffres sont des objectifs et non des réalisations.
Ils donnent la mesure de la demande potentielle. Une cité de cette taille consomme de grandes quantités d’acier de construction, de tôles et de structures métalliques, des produits que FERPINTA Angola fabrique. L’entreprise fait partie du groupe portugais FERPINTA, qui indique disposer d’unités de production et de distribution dans sept pays, dont la RDC. Le compte rendu de la visite ne dit pas si cette présence congolaise est concernée par les discussions.
Le choix d’un fournisseur installé à Luanda répond aussi à une logique de proximité. Angola et RDC sont voisins, et le CSSPEVK y voit une occasion de renforcer les liens économiques entre les deux pays. Le projet est par ailleurs porté par un consortium chinois, ce qui laisse ouverte la question de la part des intrants qui seront achetés localement ou dans la région.
Les prochains indicateurs à suivre sont la signature éventuelle d’un protocole d’accord avec FERPINTA, le calendrier d’une unité d’assemblage dans la cité et le nombre d’usines effectivement livrées d’ici fin 2026.
J. KAKESA









Votre avis compte
Une precision, un chiffre a corriger, une experience terrain ou une question utile ? Votre commentaire peut enrichir le debat economique.