La République démocratique du Congo a fait entendre sa voix le jeudi à Bruxelles, lors de l’ouverture de la 10ᵉ Conférence internationale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), placée sous le thème « La transparence pour une prospérité partagée ».
Représentant le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, également président du Comité exécutif de l’ITIE-RDC, a défendu devant des milliers de participants une vision claire : la transparence ne doit pas être une fin en soi.
A l’en croire, elle doit d’abord éclairer la décision publique, donner aux citoyens les moyens de suivre et de contrôler la gestion des ressources, puis garantir que les revenus tirés du sol et du sous-sol profitent réellement aux populations.
« Les ressources naturelles ne prennent véritablement leur valeur que lorsqu’elles deviennent une source de progrès pour ceux qui vivent sur les terres qui les portent », a-t-il déclaré.
Dans un contexte marqué par la transition énergétique et par une demande croissante en minerais critiques, le chef de la délégation congolaise a plaidé pour des partenariats plus équilibrés entre pays producteurs, transformateurs et consommateurs. Objectif : un meilleur partage de la valeur, à travers la transformation locale, l’industrialisation, le transfert de technologies et de compétences, ainsi que la création d’emplois durables.
Par ailleurs, Guylain Nyembo a rappelé que, dans l’Est de la RDC, transparence et traçabilité sont indissociables de la paix. Elles permettent, a-t-il expliqué, de lutter contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources, qui alimentent l’insécurité.
Il sied de noter que la RDC a résumé sa position en une logique : l’information publiée engendre la confiance, la confiance attire des investissements responsables, et ces investissements portent le développement.
Eldad B.









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