Les stations-services touchées par la rupture de carburant à Kinshasa devraient être réapprovisionnées sous 24 heures, selon le ministère des Hydrocarbures. La ministre Acacia Bandubola appelle la population au calme.
À Kinshasa, certaines stations-services des réseaux Cobil, Total et Engen ne livraient plus de carburant depuis le week-end dernier. Cette situation a poussé le ministère des Hydrocarbures à réunir, mardi, les responsables des sociétés pétrolières et logistiques concernées.
Selon un communiqué du ministère parvenu mercredi à la rédaction, les commandes de produits pétroliers ont déjà été passées. « D’ici 24 heures, toutes les stations concernées seront approvisionnées », indique le document.
La réunion a rassemblé la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, les directeurs généraux de Cobil, Total et Engen, ainsi que les entreprises de logistique SEP Congo et Socir. L’objectif était d’évaluer les causes de la rupture et de préparer une réponse rapide pour éviter une panique sur le marché.
L’administrateur directeur général de Cobil, le professeur Placide Matabunga, a expliqué que les responsables des sociétés pétrolières ont présenté leurs difficultés à la ministre. Celle-ci a promis de porter le dossier au plus haut niveau de l’État afin de chercher une solution durable.
Dans une ville où le carburant conditionne le transport, les prix des courses, l’activité commerciale et une partie de l’approvisionnement des ménages, toute rupture prolongée peut vite peser sur le coût de la vie. Le gouvernement veut donc éviter que cette tension ponctuelle ne se transforme en crise plus large.
Acacia Bandubola a appelé les Kinois au calme et leur a demandé de ne pas céder à la panique. Le ministère assure que la situation doit être rétablie dans les stations concernées dans un délai de 24 heures.
— M. KOSI








