Le ministère des Hydrocarbures affirme que les stocks de carburant de Kinshasa sont « largement suffisants », alors que des files d’attente se forment devant les stations-service depuis le 4 octobre 2026. Il attribue les perturbations à l’acheminement des produits et annonce des rotations de nuit des camions-citernes.
Dans un communiqué publié le 6 octobre, le ministère explique que la circulation urbaine ralentit les livraisons, de sorte que certaines stations ne sont pas réapprovisionnées en même temps que d’autres. Des stocks existants en ville peuvent donc coexister avec des pompes vides. Il demande aux automobilistes de ne pas se précipiter sur les stations en cours de livraison, car l’afflux accentue l’engorgement. Les perturbations sont notamment signalées à Binza-UPN, dans la commune de Ngaliema, où des habitants se présentent avec des bidons.
Ce message reprend celui du communiqué du 8 septembre 2026 de la ministre d’État, Acacia Bandubola Mbongo, qui évoquait déjà des stocks suffisants, des difficultés d’acheminement et des rotations de nuit. Kinshasa connaît plusieurs épisodes de ce type depuis le début de l’année. Une pénurie a touché la capitale en janvier et février, des files sont réapparues le 23 mars puis en juin, et à chaque fois les autorités ont affirmé que les stocks étaient disponibles.
Les causes ne sont pas toujours les mêmes. En mars, le gouvernement avait annoncé des avances financières aux sociétés pétrolières et un dédouanement accéléré, tandis que des acteurs du secteur disaient hésiter à vendre à perte, les prix à la pompe n’ayant pas été réajustés après la hausse des cours internationaux. La RDC importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers.
Le coût est immédiat pour ceux qui vivent du carburant. Les motos-taxis (wewa) voient leurs revenus baisser, car le temps passé dans les files et à chercher une station ouverte réduit leurs journées de travail.
La fin des files dans les quartiers touchés, comme Binza-UPN, dira si les rotations de nuit suffisent.









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