Le mardi 17 février 2026, le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, a réuni à Kinshasa le ministre de l’Entrepreneuriat et des PME, Justin Kalumba, qui assure aussi l’intérim à l’Industrie. Objectif : faire le point sur les réformes et les assignations inscrites au Tableau numérique de suivi des réformes du Climat des affaires (TNSE), et accélérer leur mise en œuvre.
Selon Guylain Nyembo, cette séance de travail doit permettre d’avancer plus vite sur des réformes dites prioritaires, censées améliorer l’environnement des affaires en RDC. Il rappelle que cette démarche s’inscrit dans une continuité : une première rencontre sur le même sujet avait déjà eu lieu le 14 octobre 2025 au ministère de l’Industrie.
Les deux ministres ont examiné l’état d’avancement des réformes et des actions sectorielles, en cherchant à mieux coordonner les interventions des deux ministères. Ils ont aussi identifié les mesures qui doivent être renforcées ou ajustées pour produire des résultats concrets. Justin Kalumba explique que l’enjeu est de « fédérer les équipes » et de faire avancer les réformes « sur le terrain », avec des effets visibles pour le secteur privé.
Ce que le gouvernement veut changer pour attirer davantage d’investissements
Pour le ministre du Plan, cette réunion veut envoyer un signal aux investisseurs. L’idée est simple : l’amélioration du climat des affaires ne se mesure pas seulement sur des documents ou des tableaux, mais dans la réalité vécue par les entrepreneurs, les investisseurs et les PME. Si les procédures restent lourdes ou imprévisibles, l’attractivité du pays ne progresse pas.
Dans un contexte international où les pays se disputent les capitaux privés, le gouvernement indique viser plusieurs objectifs : stimuler l’investissement privé national, rassurer les investisseurs internationaux, simplifier les démarches administratives et rendre les règles plus prévisibles.
Le TNSE est présenté comme un outil de suivi pour vérifier l’exécution des réformes, avec un suivi régulier des résultats. L’accent est mis sur l’application effective et l’évaluation, afin que les changements annoncés se traduisent, à terme, par une expérience plus simple et plus claire pour les acteurs économiques.
— M. MASAMUNA


