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Crash d’un avion d’Air Jet à Kolwezi : l’Angola et la RDC avancent ensemble dans l’enquête

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Une délégation de la compagnie angolaise Air Jet a été reçue à Kinshasa par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA). Cette visite s’inscrit dans l’enquête sur le crash survenu le 17 novembre 2025 à Kolwezi, qui n’a fait aucun mort malgré la présence de 26 passagers et 3 membres d’équipage à bord.

Une coopération encadrée par les règles de l’aviation civile

Le BPEA confirme avoir reçu des représentants officiellement accrédités par la République d’Angola. Ils viennent du Instituto Nacional de Investigação e Prevenção de Acidentes de Transportes (INIPAT), l’organe chargé des enquêtes sur les accidents de transport en Angola. Un conseiller et représentant de la compagnie Air Jet faisait aussi partie de la délégation.

Cette mission répond aux exigences de l’Annexe 13 sur les enquêtes d’accidents d’aviation civile. Ces règles prévoient la participation de l’État de l’exploitant de l’avion à l’enquête, afin de partager les informations et d’améliorer la sécurité aérienne.

Selon le communiqué du BPEA, les représentants d’Air Jet ont remis les éléments demandés par la partie congolaise. Ils se sont engagés à collaborer tout au long du processus, en fournissant les données nécessaires sur l’appareil, son exploitation et le suivi technique. Le Bureau d’enquêtes souligne que toutes les étapes se déroulent dans un cadre formel, avec des procédures connues des autorités des deux pays.

Le BPEA assure aussi les familles des passagers, les autorités et l’opinion publique qu’il informera régulièrement sur l’avancement du dossier. L’objectif affiché est clair : comprendre ce qui s’est passé à Kolwezi pour éviter de nouveaux accidents.

Le 17 novembre 2025, un avion Embraer ERJ145, immatriculé D2-AJB, exploité par Air Jet et affrété par le ministère congolais des Mines, avait quitté la piste à l’atterrissage à Kolwezi, après un vol en provenance de Kinshasa. L’appareil avait pris feu, mais toutes les personnes à bord avaient pu être évacuées, sans perte de vie humaine.

— M. KOSI

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