La question de la stabilité du franc congolais revient au cœur des préoccupations économiques en République démocratique du Congo. Lors d’une récente intervention sur le réseau social X, l’économiste Noël Tshiani a proposé des mesures concrètes pour renforcer la confiance dans la monnaie nationale. Selon lui, il est impératif d’instaurer une discipline budgétaire et macroéconomique sur une période significative. Cette démarche viserait à reconstruire la crédibilité de la monnaie auprès des utilisateurs.
Noël Tshiani préconise également une réforme monétaire en profondeur pour moderniser l’éventail fiduciaire du franc congolais. Actuellement, les coupures disponibles ne répondent plus aux besoins de l’économie ni aux attentes des citoyens, ce qui accentue leur méfiance. Pour lui, cette réforme doit s’accompagner d’un renforcement du leadership au sein des institutions monétaires et budgétaires. Il souligne l’importance d’une communication claire et structurée sur les mesures prises et les résultats obtenus pour rassurer la population et les partenaires économiques.
L’économiste met aussi en lumière le rôle de la confiance dans la stabilité monétaire. Il rappelle que cette confiance ne peut être imposée, mais qu’elle se construit à travers des actions tangibles et une gestion rigoureuse des finances publiques. À ses yeux, la Banque centrale du Congo joue un rôle clé dans ce processus. Cependant, il estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour restaurer sa crédibilité et celle de ses politiques auprès du public.
Cette réflexion s’inscrit dans le prolongement de l’appel lancé récemment par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. Depuis Lubumbashi, ce dernier a encouragé les Congolais à soutenir les initiatives visant à stabiliser la monnaie nationale face à la montée du dollar. Noël Tshiani considère que cette mobilisation doit aller de pair avec des réformes institutionnelles pour garantir la solidité des politiques économiques et monétaires du pays.
Par Peter MOYI

