Les travaux d’alimentation en eau potable de Kananga, au Kasaï-Central, ont démarré le 5 octobre 2026 avec un programme d’environ 164 millions USD financé avec la Banque mondiale. Ils doivent porter la capacité nominale de production à 125 000 m³ par jour, pour desservir près de 1,5 million d’habitants.
Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a posé la première pierre en tant que représentant personnel du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le programme comprend une nouvelle usine de traitement sur la rivière Lulua, la réhabilitation et l’extension de l’usine de Kanyuka, ainsi que le renforcement du réseau de distribution. Il relève du Projet d’accès, de gouvernance et de réforme des secteurs de l’électricité et de l’eau (AGREE). Selon le directeur général de la Regideso, David Tshilumba, les travaux seront réalisés par des entreprises chinoises dans le cadre des projets AGREE et PASEA.
83 litres par habitant et par jour
Rapporté à la population visée, l’investissement représente environ 109 USD par habitant. La capacité de 125 000 m³ par jour équivaut à environ 83 litres par habitant et par jour, avant les pertes sur le réseau, d’après un calcul de Lepoint.cd. Chaque mètre cube de capacité quotidienne coûte environ 1 300 USD.
L’usine de Lulua sera construite en phases. L’appel d’offres publié en 2025 prévoit une première phase de 75 000 m³ par jour, soit 60 % de la capacité visée. Les réservoirs, les châteaux d’eau et les réseaux de distribution primaire, secondaire et tertiaire font partie des lots.
Le projet intervient dans une ville où la desserte reste irrégulière. En juin 2026, plusieurs quartiers sont restés sans eau pendant plus de deux semaines, ce qui a poussé des habitants à recourir aux puits et aux forages. La direction de la Regideso avait elle-même expliqué fin 2024 que Kananga ne disposait d’eau que quelques heures par jour faute d’énergie, la société acheminant chaque mois du carburant pour alimenter les installations. Un projet hydroélectrique de 8,4 MW, évalué à environ 40 millions USD, avait alors été évoqué pour alimenter l’usine.
La livraison de la première phase de 75 000 m³ par jour à Lulua sera le premier indicateur à suivre.









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