Le gouvernement congolais poursuit le déploiement du Programme d’accès aux services d’eau et d’assainissement (PASEA), un projet structurant de 400 millions de dollars américains destiné à améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Kwilu.
Au-delà des investissements dans les infrastructures, le programme vise également à renforcer les capacités des institutions publiques et des opérateurs chargés de la gestion des services d’eau et d’assainissement, afin d’assurer leur fonctionnement sur le long terme.
Les objectifs fixés pour la première phase, qui s’étend jusqu’en 2029, illustrent l’ampleur des ambitions du projet. Le gouvernement prévoit de donner accès à des services d’eau potable de base à 2,9 millions de personnes, tandis que 2 millions d’habitants devraient bénéficier de services d’assainissement de base.
Le PASEA prévoit également la construction ou la réhabilitation d’infrastructures Eau, Hygiène et Assainissement dans 350 écoles et 150 centres de santé, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et de renforcer la prévention des maladies liées au manque d’eau potable et d’assainissement.
Le programme comprend aussi un important volet communautaire. Les autorités ambitionnent de certifier 240 000 ménages vivant dans des villages et quartiers déclarés Fin de Défécation à l’Air Libre (FDAL), une approche qui vise à réduire les risques sanitaires et à promouvoir de meilleures pratiques d’hygiène.
La formation des compétences locales constitue un autre pilier du projet. Au total, 1 100 jeunes professionnels devraient être formés aux métiers de l’eau et de l’assainissement afin d’accompagner le développement du secteur et de garantir la maintenance des futures infrastructures.
Sur le plan institutionnel, le PASEA prévoit également la création de quatre Régies provinciales du Service public de l’eau pleinement opérationnelles, tandis que 95 % des nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau seront alimentés par des énergies renouvelables, afin de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer la durabilité des installations.
À travers ce programme, le gouvernement entend faire de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement un levier de développement humain, de santé publique et de croissance économique. Les recommandations formulées à l’issue de la revue à mi-parcours devront permettre d’accélérer l’exécution des investissements afin que les populations des quatre provinces bénéficiaires puissent constater des améliorations concrètes d’ici 2029.
— Peter MOYI









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