Les États-Unis renforcent considérablement leur soutien financier à la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo et l’Ouganda. À travers le Département d’État américain et les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Washington a annoncé une nouvelle série de financements destinés à accélérer les opérations de riposte dans les zones affectées.
Selon les autorités américaines, un montant additionnel de 80 millions de dollars a été approuvé le 27 mai 2026 afin de soutenir les principaux partenaires engagés sur le terrain. Cette enveloppe vise à renforcer plusieurs axes prioritaires de la réponse sanitaire, notamment l’approvisionnement en équipements de protection individuelle, la surveillance aux frontières, le traçage des contacts et le renforcement des capacités de diagnostic.
Les fonds permettront notamment à l’UNICEF et au Programme alimentaire mondial (PAM) d’accroître la distribution d’équipements de protection destinés aux personnels de santé opérant dans les zones à risque. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sera quant à elle chargée de renforcer les contrôles sanitaires dans les aéroports et aux principaux postes frontaliers terrestres et fluviaux, tout en intensifiant les campagnes de sensibilisation auprès des populations.
Le dispositif prévoit également un appui aux opérations de traçage des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés d’Ebola. Plusieurs organisations internationales, dont World Vision, IMA World Health et l’UNICEF, recevront un soutien financier pour étendre les activités de surveillance communautaire et limiter la propagation du virus.
Sur le volet médical, l’organisation FHI 360 bénéficiera d’un financement destiné à l’acquisition de kits de dépistage ainsi qu’au transport sécurisé des échantillons biologiques vers les laboratoires d’analyse. L’objectif est d’améliorer la rapidité de détection des nouveaux cas et de renforcer l’efficacité globale de la riposte.
Avec cette nouvelle contribution, les États-Unis indiquent avoir mobilisé plus de 112 millions de dollars d’assistance bilatérale en moins de deux semaines pour répondre à l’épidémie.
Parallèlement, le Département d’État américain a annoncé une autre enveloppe de 50 millions de dollars destinée au Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Ce financement doit permettre la mise en place de jusqu’à 50 centres et cliniques de prise en charge d’Ebola dans les zones touchées.
Des équipes de réponse ont déjà été déployées dans plusieurs structures sanitaires situées dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu afin de renforcer les capacités des centres de traitement et des unités de transit Ebola.
Au-delà de la lutte directe contre l’épidémie, Washington a également confirmé la mise à disposition de 300 millions de dollars supplémentaires via les fonds humanitaires gérés par l’OCHA pour soutenir les interventions d’urgence en RDC et en Ouganda.
Cette mobilisation intervient alors que les autorités congolaises poursuivent leurs efforts de coordination régionale avec les pays voisins et les partenaires internationaux afin de contenir la propagation du virus. Le gouvernement congolais a récemment indiqué que le plan régional de riposte contre Ebola est désormais évalué à près de 319 millions de dollars, avec des engagements financiers déjà supérieurs à 300 millions de dollars.
Pour la RDC, où plusieurs provinces de l’Est restent confrontées à des défis sécuritaires et sanitaires complexes, ces nouveaux financements constituent un appui important pour renforcer la surveillance épidémiologique, protéger les personnels soignants et améliorer la prise en charge des populations affectées.
— Peter MOYI




