Le chantier de la centrale hydroélectrique de Katende reprend vie après des années de stagnation. À ce jour, 45 % des travaux sont achevés, marquant une avancée significative pour ce projet lancé en 2011. Le gouvernement congolais, confronté à des retards de financement de l’Exim Bank de l’Inde, a décidé de financer seul les 280 millions de dollars nécessaires, adoptant une approche en trois phases pour atteindre une capacité totale de 64 mégawatts.
La première phase, prévue sur 24 mois, vise à produire 16 mégawatts pour alimenter les villes de Kananga, Mbuji-Mayi et Tshimbulu. Les phases suivantes ajouteront respectivement 32 et 16 mégawatts. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures et de relance économique dans la région du Kasaï.
La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) joue un rôle clé dans l’acheminement des équipements nécessaires, ayant déjà transporté 1 200 tonnes de matériel vers le site de construction.
Le ministre des Ressources hydrauliques, Teddy Lwamba, souligne que la centrale de Katende représente bien plus qu’une simple infrastructure énergétique. Elle est perçue comme un catalyseur pour le développement économique régional, avec une estimation de 1,2 milliard de dollars de création de richesse pour la RDC
Malgré les défis logistiques et les retards antérieurs, la relance de la centrale de Katende symbolise une volonté politique forte de répondre aux besoins énergétiques du pays et de stimuler la croissance économique dans une région longtemps négligée.
— M. KOSI


