Énergie et eau potable : le nouveau ministre veut tripler l’accès à l’électricité d’ici 2030

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Le nouveau ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a annoncé, dès sa prise de fonction le 13 août 2025, un cap clair : faire de l’accès à l’eau potable et à l’électricité un levier concret de développement pour la République démocratique du Congo. Devant les cadres des entreprises publiques du secteur, il a décrit un programme qui entend répondre à un déficit énergétique estimé à plus de 2 000 mégawatts et à un taux d’accès encore très limité pour la population.

Pour lui, ces services ne peuvent plus être considérés comme un privilège réservé à quelques-uns, mais comme un droit auquel chaque Congolais doit prétendre. Cette orientation, dit-il, s’inscrit dans la vision du chef de l’État et dans le Plan d’action stratégique du gouvernement, avec pour objectif de tripler la couverture électrique d’ici 2030, conformément au Compact énergétique de la RDC.

Le plan annoncé repose sur quatre priorités : accroître la production, moderniser les infrastructures de transport et de distribution, renforcer la gouvernance du secteur et intégrer davantage les énergies renouvelables dans le mix national. Chacune de ces priorités devrait, selon lui, se traduire par des actions mesurables dans les prochains mois, qu’il s’agisse de nouvelles centrales, de lignes de transport rénovées ou de projets solaires et hydroélectriques en régions.

Le ministre sortant, Teddy Lwamba, a, de son côté, salué les réformes déjà engagées et encouragé son successeur à les mener à terme. Il estime que la continuité des chantiers en cours sera déterminante pour que l’énergie devienne un pilier du développement économique et social du pays.

Derrière ces annonces, plusieurs analystes rappellent que la RDC dispose de ressources hydrauliques capables de produire plus de 100 000 MW, mais que moins de 3 % de ce potentiel est exploité. Le défi de la décennie sera donc de transformer cette richesse en réalité tangible pour les ménages, les écoles, les hôpitaux et les industries. La feuille de route présentée laisse entrevoir un virage opérationnel, où chaque projet devra prouver son impact sur le quotidien des Congolais.

— M. KOSI

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