La croissance mondiale ralentira à 3,1 % en 2026 avant de remonter à 3,4 % en 2027, selon les Perspectives de l'économie mondiale d'octobre du FMI. L'inflation grimperait à 4,7 % cette année. Pour la RDC, dont la croissance est attendue à 5,6 % par les services du Fonds, le coût de l'énergie et du crédit pèse davantage que la demande.

La croissance mondiale ralentira à 3,1 % en 2026 avant de remonter à 3,4 % en 2027, selon les Perspectives de l’économie mondiale d’octobre du FMI. L’inflation grimperait à 4,7 % cette année. Pour la RDC, dont la croissance est attendue à 5,6 % par les services du Fonds, le coût de l’énergie et du crédit pèse davantage que la demande.
Le Fonds monétaire international a publié le 14 octobre 2026 ses Perspectives de l’économie mondiale. L’institution table sur une croissance mondiale de 3,1 % en 2026, contre 3,5 % en 2025, puis de 3,4 % en 2027. La prévision de 2026 est inchangée par rapport à avril. Celle de 2027 est relevée de 0,2 point.
| Croissance mondiale | |
|---|---|
| 2025 | 3,5 % |
| 2026 | 3,1 % |
| 2027 | 3,4 % |
Le ralentissement est surtout porté par l’énergie. Le FMI retient un baril de pétrole à 95,74 dollars en moyenne en 2026, en hausse de 41,3 % sur un an. L’inflation mondiale suivrait la même pente, de 4,1 % en 2025 à 4,7 % en 2026, avant de redescendre à 4,1 % en 2027. Aux États-Unis, elle atteindrait 3,6 % cette année, et 3,1 % dans la zone euro.
| Inflation mondiale | |
|---|---|
| 2025 | 4,1 % |
| 2026 | 4,7 % |
| 2027 | 4,1 % |
Le FMI juge que les économies importatrices d’énergie, hors des chaînes de valeur technologiques, font face aux perspectives les plus difficiles. Les pays émergents et en développement passeraient d’une croissance de 4,5 % en 2025 à 3,7 % en 2026, soit 0,8 point de moins, avant de rebondir à 4,4 % en 2027.
Le Fonds pointe aussi des risques à la baisse. Il cite l’escalade des conflits, les tensions commerciales, les fragilités budgétaires et une possible réévaluation des investissements dans l’intelligence artificielle. À l’inverse, un gain de productivité lié à cette technologie ou une détente géopolitique relèveraient les prévisions.
La dernière projection du FMI disponible pour la RDC place la croissance à 5,6 % en 2026. Elle date de juillet, après la troisième revue de la facilité élargie de crédit, soit 2,5 points de plus que la moyenne mondiale. Le secteur extractif progresserait de 9,4 %, porté par le cuivre, le cobalt et l’or, et le reste de l’économie de 5,0 %.
Le pays reste donc moins exposé au ralentissement que les importateurs d’énergie, mais pas à l’abri du coût de l’argent. Kinshasa a émis en avril un Eurobond de 1,25 milliard de dollars, à 8,75 % sur l’échéance 2032 et à 9,50 % sur celle de 2037. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans tourne autour de 5,2 %, selon les chiffres cités dans les perspectives régionales du FMI. L’écart à payer reste ainsi de 3,55 à 4,3 points pour la RDC.
Les mêmes perspectives régionales, publiées le 15 octobre, voient l’Afrique subsaharienne croître de 4,5 % en 2026 et en 2027. Les intérêts absorbent environ 12 % des recettes publiques du pays médian, tandis que l’aide bilatérale recule de 12 % en 2026 après environ 25 % en 2025.
Le FMI consacre aussi un chapitre aux baisses d’impôt sur les sociétés. Financées par la dette, elles soutiennent l’activité nationale mais peuvent produire des effets négatifs à l’étranger à court terme, et comprimer l’investissement public dans les pays émergents et en développement.





Chaque jour, les informations économiques de la RDC qu’il ne faut pas rater, directement sur votre téléphone.
Rejoindre la chaîne
Connectez-vous à votre compte LePoint.cd