La délégation congolaise, composée du ministre des Finances Doudou Fwamba et du gouverneur de la Banque centrale André Wameso, a tenu deux réunions de haut niveau au siège du Fonds monétaire international à Washington les 15 et 17 avril 2026, en marge des réunions de printemps de l’institution.
Le 15 avril, la délégation a été reçue par le vice-président du FMI, Kenji Okamura. Le 17 avril, elle a échangé avec Abebe Selassie, directeur du Département Afrique de l’institution. Dans les deux cas, les autorités congolaises ont présenté un tableau macroéconomique jugé globalement favorable : croissance soutenue, inflation maîtrisée, stabilité du taux de change et avancées significatives dans la mise en œuvre des réformes structurelles.
La délégation a mis en avant l’émission réussie d’un Eurobond de 1,25 milliard de dollars comme illustration concrète de la confiance retrouvée des marchés financiers internationaux envers la signature congolaise. Elle a précisé que les ressources mobilisées seront exclusivement orientées vers des projets structurants, à l’exclusion des dépenses de fonctionnement, et qu’un dispositif de suivi-évaluation sera mis en place pour garantir l’efficience de leur utilisation.
Le FMI encourage la poursuite des réformes et recommande de renforcer les réserves de change
De leur côté, les deux responsables du FMI ont encouragé les autorités congolaises à poursuivre les efforts engagés dans le cadre du programme soutenu par l’institution, dans un contexte international marqué par des chocs d’offre persistants liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Abebe Selassie a formulé deux recommandations précises. Il a d’abord conseillé de privilégier le financement de projets rentables, générateurs de recettes additionnelles, plutôt que de mobiliser la dette externe pour des dépenses sans retour économique mesurable. Il a ensuite insisté sur la nécessité de renforcer les réserves de change, afin d’assurer de manière soutenable le service de la dette nouvellement contractée sur les marchés internationaux.
Ces rencontres interviennent quelques semaines avant la mission formelle du FMI attendue en RDC, qui devra évaluer l’état d’avancement des engagements pris par Kinshasa dans le cadre du programme en cours.
— M. MASAMUNA


