Le gouvernement congolais a appelé, mardi 28 avril 2026 à Kinshasa, deux sociétés sud-africaines à s’installer en RDC. L’invitation vise surtout les secteurs de l’industrie, des mines, de l’agroalimentaire, de l’énergie renouvelable et des produits pharmaceutiques.
Le ministère du Commerce extérieur veut attirer davantage d’investisseurs sud-africains vers les zones économiques spéciales de la RDC. Ces espaces offrent des avantages fiscaux, parafiscaux et douaniers aux entreprises qui s’y installent, afin de soutenir la production locale et la création d’emplois.
L’appel a été lancé par Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, au cours d’une réunion stratégique avec la société sud-africaine Industrial Development Corporation et Business Holding. La première est spécialisée dans le développement de capacités industrielles en Afrique, avec un intérêt pour les chaînes de valeur régionales dans les mines, l’agroalimentaire et les énergies renouvelables. La seconde intervient dans la production, la distribution et la commercialisation des produits pharmaceutiques.
La délégation sud-africaine était conduite par Mmakgoshi Lekhethe, CEO de l’IDC, et Kingsley Tloubatla, Chairman de Business Holding. Elle était accompagnée d’experts et du Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie, Jean-Claude Batukonke. Le FPI avait récemment signé un mémorandum d’entente avec ces entreprises sud-africaines à Cape Town.
Les zones économiques spéciales comme porte d’entrée industrielle
Au nom du gouvernement, Julien Paluku a rassuré les investisseurs sur l’accompagnement de l’État congolais et la protection de leurs activités une fois installés en RDC. Il a aussi insisté sur l’amélioration du climat des affaires, un facteur suivi de près par les entreprises qui veulent engager des capitaux dans un pays.
Le ministre a particulièrement invité l’IDC à rejoindre le projet lié à l’industrie des batteries et des véhicules électriques, développé dans la Zone économique spéciale de Musompo, dans la province du Lualaba. Cette orientation s’inscrit dans la volonté de la RDC de mieux valoriser ses ressources minières, au lieu de rester uniquement dans l’exportation des matières premières.
Devant la presse, Jean-Claude Batukonke a indiqué que l’arrivée attendue de ces sociétés sud-africaines découle de la mission économique sud-africaine organisée en février dernier à Kinshasa. Pour le FPI, cette dynamique peut ouvrir la voie à des partenariats industriels plus concrets entre les deux pays.
Une commission mixte a été mise en place. Elle devra travailler avec les ministères sectoriels afin d’identifier les projets, les conditions d’installation et les secteurs où ces entreprises peuvent investir.
— M. KOSI


