Les engins s’activent, la poussière s’estompe : l’avenue Kabasele, jadis connue sous le nom de Flambeau, change de visage au centre de Kinshasa. Le chantier, amorcé il y a deux mois dans la commune de Barumbu, a déjà franchi des étapes décisives. Sur les 2 800 mètres prévus, 200 mètres bénéficient déjà d’un rechargement en matériaux et 85 mètres sur la bande gauche ont été bétonnés. Les caniveaux prennent aussi forme, essentiels pour la gestion des eaux de pluie dans cette zone exposée.
« Nous avançons chaque semaine, malgré les contraintes. Le bétonnage progresse et la construction des caniveaux sur la bande gauche est en cours », confie Exaucé Swengi, ingénieur de l’entreprise Safrimex en charge des opérations.
Les travaux, qui relient les avenues Kabambare et du Commerce, concernent deux communes stratégiques de la capitale, Barumbu et Gombe. L’approche choisie : une chaussée rigide, surélevée, pour une meilleure résistance au trafic urbain, et des dispositifs de drainage adaptés. Les anciens caniveaux, situés côté droit le long de la concession de l’ONATRA, seront réparés au besoin. Un nouveau canal d’évacuation est aussi prévu devant la prison de Ndolo, sur demande de l’administration pénitentiaire, avant la reprise du chantier après le mur d’enceinte.
L’objectif : fluidifier la circulation, renforcer la sécurité et protéger les riverains des inondations récurrentes. Ce projet s’étend sur une période contractuelle de 18 mois (hors aléas météorologiques) et mobilise des financements publics. Safrimex S.A. réalise les travaux sous la supervision de la cellule d’infrastructures de l’Hôtel de ville de Kinshasa, avec le soutien technique du BCECO.
Les investissements dans les infrastructures routières sont essentiels pour soutenir la croissance urbaine de Kinshasa, aujourd’hui l’une des métropoles à la plus forte expansion d’Afrique selon la Banque mondiale. La réussite de ce chantier pourrait servir de modèle pour d’autres axes en souffrance dans la capitale, où la demande en routes fiables ne cesse de croître.
— M. KOSI


