Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a plaidé pour une appropriation effective de l’Accord de facilitation des investissements pour le développement (AFID), lors du Conseil des ministres du 10 avril 2025. L’objectif est de renforcer l’attractivité du pays et d’améliorer le climat des affaires.
Au cœur de cet accord figurent plusieurs leviers techniques. Il s’agit notamment d’accroître la transparence des règles applicables aux investissements, d’harmoniser les normes entre États et de simplifier les procédures administratives. L’AFID prévoit également des dispositifs d’assistance technique destinés aux économies en développement, afin de renforcer leurs capacités institutionnelles.
Pour les autorités congolaises, cet instrument peut servir de cadre pour accélérer les réformes en cours. L’amélioration de la lisibilité réglementaire et la réduction des délais administratifs sont identifiées comme des conditions nécessaires pour attirer davantage d’investissements directs étrangers.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large portée par le gouvernement, visant à structurer l’économie autour de filières à forte valeur ajoutée. L’ambition est double : répondre à la demande intérieure et renforcer la présence de la RDC sur les marchés régionaux et internationaux.
Dans cette configuration, les investissements étrangers apparaissent comme un levier clé pour financer le développement de secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, l’industrie, les mines et les services.
Le ministre a toutefois insisté sur un point central : l’efficacité de cet accord dépendra de sa mise en œuvre concrète. Cela suppose la poursuite de réformes structurelles, en particulier dans les domaines de la transparence, de la lutte contre la corruption et de la modernisation de l’administration publique.
Au-delà du cadre juridique, l’enjeu reste opérationnel. La capacité de la RDC à transformer cet accord en flux d’investissements réels dépendra de la cohérence entre les engagements internationaux et les pratiques internes.
— M. KOSI


