La République démocratique du Congo pourrait bien tenir une clé de son développement agricole avec le modèle agropastoral de Kaniama-Kasese. Lors du 23ᵉ Conseil des ministres, le Président Félix Tshisekedi a plaidé pour la duplication de cette initiative dans d’autres provinces, voyant en elle un levier puissant pour répondre aux défis alimentaires du pays.
Le centre de Kaniama-Kasese, piloté par le Service national, illustre comment une gestion structurée peut transformer une ambition en résultats concrets. Avec plus de 5 000 hectares de maïs cultivés et l’élevage de milliers de têtes de bétail, ce projet dépasse les attentes. Félix Tshisekedi a souligné que cette initiative prouve qu’il est possible de réinsérer des jeunes en difficulté dans des projets productifs et de redonner un souffle à l’agriculture nationale.
Pour aller plus loin, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un soutien accru. Des ressources techniques et financières sont jugées essentielles pour améliorer les capacités du Service national. Cela inclut des investissements dans des équipements tels que des tracteurs, des silos de stockage modernes ou encore des sources d’énergie adaptées aux besoins agricoles.
Cette vision est accompagnée d’une mobilisation du gouvernement pour s’assurer que le projet s’étende efficacement. Sous la direction de la Première ministre, plusieurs ministères stratégiques ont reçu pour mission de mettre en place un plan d’action ambitieux avant décembre 2024.
La volonté d’étendre ce modèle témoigne de son potentiel transformateur. Lors de son récent passage à Kaniama-Kasese, Félix Tshisekedi a salué les efforts du Service national tout en appelant à renforcer les moyens pour augmenter les surfaces cultivées et améliorer la transformation des produits. Cette dynamique pourrait offrir une réponse durable aux besoins alimentaires croissants de la population congolaise et ouvrir la voie à une agriculture moderne et performante.
Peter MOYI

