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RDC : jeunes entrepreneurs contestent la mainmise de la FEC sur les marchés

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À travers un mémoire récemment soumis au président Félix-Antoine Tshisekedi, un groupe de jeunes entrepreneurs issus des provinces de Lualaba, Haut-Katanga et Durba, a exprimé son mécontentement envers la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Ils accusent cette organisation, qui est structurée en association sans but lucratif, de monopoliser injustement l’attribution des contrats principaux, écartant ainsi d’autres groupes entrepreneuriaux méritants.

L’incident a éclaté au siège de Tenke Fungurume Mining, où ces entrepreneurs ont publiquement critiqué la FEC, malgré la reconnaissance par l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) de leur compétence à figurer sur la liste des sous-traitants recommandés pour collaborer avec TFM. Le leader de ce groupe, Don Israël Mbuyi, a porté leurs revendications jusqu’au sommet de l’État.

Les entrepreneurs de Lualaba, en particulier, se sont exprimés avec vigueur : « Nous aspirons à une économie nationale où la jeunesse peut prospérer. Nous soutenons la vision du président pour une classe moyenne inclusive, qui a été renforcée par des initiatives telles que la journée de réflexion sur la jeunesse et la rencontre ‘Meet the President’.« 

Ils se sont également opposés à ce qu’ils perçoivent comme une tentative de la FEC de privatiser les recommandations pour les grands contrats, privilégiant exclusivement ses membres. Sur les 25 sous-traitants recommandés récemment par l’ARSP pour Tenke Fungurume Mining, une diversité d’appartenances a été notée, incluant des membres de la FEC mais aussi d’autres corporations.

Les entrepreneurs du Haut-Katanga n’ont pas non plus caché leur frustration. Ils se sont rendus au gouvernorat local pour exprimer leur désaccord avec les méthodes de la FEC, qui selon eux, semblent vouloir centraliser les marchés pour ses membres. « Le gouvernement doit constater cette ingérence et prendre des mesures pour favoriser une répartition équitable des opportunités commerciales, » a insisté un porte-parole du groupe.

Ce mécontentement général souligne la nécessité de politiques plus inclusives pour garantir que les marchés ne bénéficient pas uniquement à un cercle restreint d’entreprises, mais soient accessibles à l’ensemble des entrepreneurs congolais, favorisant ainsi l’émergence d’une classe moyenne robuste et diversifiée.

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