Kamoto Copper Company (KCC) a inauguré le 19 mai 2026 un guichet unique douanier dans la province du Lualaba. Ce dispositif regroupe plusieurs services administratifs liés aux activités minières afin de réduire les délais de traitement, renforcer les contrôles et améliorer la collecte des recettes publiques.
Cette nouvelle structure marque une étape dans la modernisation des procédures administratives du secteur minier congolais. KCC, coentreprise réunissant Glencore, la Gécamines et l’État congolais, veut centraliser dans un même cadre les principales formalités nécessaires aux opérations minières. Lors de la cérémonie d’inauguration, des représentants du gouvernement, des administrations publiques et des acteurs de l’industrie minière ont participé aux échanges autour de cette réforme, présentée comme un outil pour rendre les procédures plus rapides, plus lisibles et mieux suivies.
Une plateforme pour réduire les délais administratifs
Le guichet unique rassemble plusieurs services intervenant dans la délivrance des permis, licences et autorisations. Il couvre aussi les formalités douanières, les contrôles techniques et les opérations liées à la certification des minerais. Pour les opérateurs miniers, cette centralisation doit éviter les démarches dispersées auprès de plusieurs administrations. Elle peut donc réduire les délais de traitement des dossiers, améliorer la circulation de l’information et limiter les coûts administratifs qui pèsent sur les opérations.
Le dispositif vise aussi à renforcer la traçabilité des minerais. Grâce à une meilleure coordination entre les services concernés, les contrôles devraient être plus efficaces, ce qui peut aider à réduire les risques de fraude et à sécuriser les recettes publiques issues du secteur extractif. Parmi les administrations impliquées figurent notamment le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’Office congolais de contrôle (OCC), les divisions provinciales des Mines et du Commerce extérieur, la Ligne maritime congolaise (LMC), l’Autorité de régulation des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS), le Commissariat général à l’énergie atomique ainsi que la Direction des recettes non fiscales du Lualaba.
La mise en place de cette plateforme est le résultat d’un travail mené durant plusieurs années entre KCC, les autorités congolaises et les institutions chargées de la supervision du secteur minier. Pour Glencore, cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la conformité réglementaire et l’efficacité des opérations. Le groupe indique avoir investi près de 10 milliards USD en RDC depuis 2007 et employer environ 18 000 personnes, majoritairement congolaises.
La présidente de Glencore RDC et du conseil d’administration de KCC, Marie-Chantal Kaninda, a souligné que ce projet est le fruit d’une coopération entre les pouvoirs publics, les entreprises et les services techniques. Au-delà des installations de KCC, cette expérience pourrait inspirer d’autres sites miniers du pays. Dans un secteur qui représente une part importante des exportations congolaises, la simplification des procédures administratives peut aider à améliorer la gouvernance, renforcer la transparence et sécuriser les recettes de l’État.
Premier producteur mondial de cobalt et l’un des principaux producteurs de cuivre, la RDC cherche à accroître les retombées économiques de son industrie minière. Le fonctionnement de ce guichet unique sera donc observé par les autorités et les investisseurs, car il doit montrer si la centralisation des procédures peut réellement rendre les opérations minières plus rapides et plus prévisibles.
— M. MASAMUNA










