Mardi 26 novembre 2025, 105 personnes ont reçu leurs indemnités pour quitter les parcelles situées sur le tracé du projet des Rocades de Kinshasa. Ce paiement ouvre un peu plus la voie au lancement de ce grand chantier routier dans la capitale.
Un nouveau pas dans le processus d’expropriation

La remise des chèques s’est tenue dans la salle des réunions du Secrétariat général aux Infrastructures et Travaux publics, à Lingwala. La Commission interministérielle chargée des expropriations pour les Rocades y a reçu, un à un, les propriétaires concernés.
Cette commission, coordonnée par Georges Koshji, gère le dossier des ménages installés sur les futurs axes de contournement. Son rôle est double : identifier les personnes touchées et valider le montant de chaque indemnité. Le but est clair : libérer le terrain dans des conditions jugées acceptables pour les familles, afin que les travaux puissent démarrer sans conflit.
Au départ, la mission prévoyait le paiement de 417 personnes. Pour cette étape, seules 105 ont effectivement touché leur indemnisation. Avec ce nouveau groupe, le total des dossiers définitivement réglés atteint 200, sur les 3 442 recensés. Le chemin reste long, mais le processus avance.
Georges Koshji a estimé le coût de cette opération à 4 millions de dollars américains. Cette enveloppe couvre les indemnités versées aux personnes concernées et participe à préparer la libération progressive des parcelles situées sur le futur tracé des rocades. Chaque parcelle libérée rapproche la ville du démarrage concret des travaux.
Le projet des Rocades de Kinshasa est attendu depuis des années. Il vise à créer des routes de contournement pour éviter que tout le trafic passe par le centre-ville. L’objectif est de réduire les embouteillages, de raccourcir les temps de trajet et de faciliter la circulation des personnes et des marchandises.
La réussite de ce projet dépend largement de la bonne conduite des expropriations et du paiement des indemnités. Tant que tous les dossiers ne sont pas traités, certains tronçons restent bloqués. À l’inverse, chaque groupe de ménages indemnisés permet de dégager un peu plus d’espace pour les futures routes de Kinshasa.
— M. KOSI



