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Kinshasa : 69 km de routes livrés en 2025 sur un réseau de 4 000 km en grande partie dégradé

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Soixante-neuf kilomètres de voirie urbaine en béton armé ont déjà été livrés cette année, selon le rapport présenté le 8 août au conseil des ministres provincial. Le programme, financé sur un budget d’environ 1,29 milliard de dollars voté par les députés, affiche un taux d’exécution supérieur à 70 %, dont l’essentiel est consacré aux infrastructures.

Dans les quartiers de Kinshasa, les chantiers se multiplient : réaménagement de la place de la gare de Kintambo, construction d’un immeuble-parking à la place Mapenza, modernisation des voiries à Barumbu, Kinshasa, Lingwala et Kintambo. D’autres projets visent les grands axes : l’autoroute Kinshasa-Banan, la liaison Safricace–aéroport de N’Djili via Sergent Moke et Kambambare, ainsi que le boulevard Kongo-Japon. Des interventions ciblent aussi la réhabilitation de la route Mokali, l’avenue Lumumba à Ngaba ou encore les dessertes agricoles et leur éclairage public.

Parallèlement, un logiciel de gestion des plaintes liées à l’immatriculation des véhicules est en cours de déploiement, censé fluidifier le traitement administratif et réduire les files d’attente.

Le conseil des ministres a exhorté le responsable provincial à renforcer ses démarches auprès des bailleurs afin de garantir la continuité des travaux dans les communes couvertes par ces projets.

Le réseau routier de la capitale compte 4 000 km de voies réparties entre Funa, Lukunga, Tshangu et Mont Amba. Un quart seulement est bitumé, soit environ 1 000 km, dont 850 km dans un état avancé de dégradation. Les 3 000 km restants, non bitumés, demeurent en terre et manquent d’entretien.

Cette situation résulte d’une combinaison de facteurs : un trafic quotidien estimé entre 40 000 et 50 000 véhicules, un entretien insuffisant et, selon plusieurs rapports, des détournements de fonds destinés aux projets routiers. Des programmes comme « Tshilejelu » ou « Kinshasa Zéro trou » sont cités parmi les cas problématiques, où les ressources n’auraient pas toujours été utilisées conformément aux objectifs annoncés.

— M. MASAMUNA

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