La cheffe du gouvernement congolais, Judith Suminwa, a réuni mercredi 13 août 2025, à Kinshasa, l’ensemble des ministres impliqués dans le programme Compact Résilience. Cette initiative, validée fin juillet en Conseil des ministres, vise à traduire la stabilité macroéconomique du pays en améliorations concrètes pour la population.
L’exécutif entend ainsi relier la bonne tenue des principaux indicateurs économiques à des mesures visibles sur le terrain. Les priorités annoncées concernent la sécurité alimentaire, avec un accent sur la production locale de denrées stratégiques comme le maïs, le riz, le soja et le haricot. L’objectif : réduire la dépendance aux importations et stabiliser les prix sur les marchés intérieurs.
Autre axe de travail : le désenclavement des zones rurales, souvent freinées dans leur développement par l’absence d’infrastructures de transport fiables. Le gouvernement prévoit de renforcer les liaisons entre les bassins de production agricole et les centres urbains, pour fluidifier la distribution et encourager l’investissement dans les territoires.
Le vice-Premier ministre chargé de l’Économie, Daniel Mukoko, a également évoqué un volet consacré à l’assainissement urbain. Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants, en constitue la première cible avec des interventions prévues pour améliorer la gestion des déchets, l’hygiène publique et l’aménagement des espaces communs.
Derrière ces annonces, le gouvernement veut ancrer l’idée que la croissance et la stabilité monétaire doivent se refléter dans la vie quotidienne. Si la Banque centrale maintient ses réserves et contrôle l’inflation, l’enjeu reste de transformer ces acquis en actions palpables : mieux nourrir, mieux transporter, mieux loger.
— M. KOSI

