Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a déposé à l’Assemblée provinciale le projet de budget 2026. L’enveloppe globale atteint 3 023 315 463 805,68 CDF, soit un budget en recul d’environ 9 % par rapport aux 3 321 milliards CDF de l’exercice précédent.
Ce projet d’Édit budgétaire arrive dans un contexte où la ville dit vouloir mieux encadrer ses dépenses. Le document présenté à l’Assemblée est équilibré en recettes et en dépenses. En langage simple, cela signifie que Kinshasa prévoit de ne pas dépenser plus que ce qu’elle pense encaisser. L’exécutif met en avant la rigueur et la discipline, avec l’idée de concentrer les moyens sur les priorités jugées essentielles pour le fonctionnement de la ville.
Comment l’argent du budget 2026 est réparti
Le budget 2026 se divise en deux grands blocs. D’un côté, 1 217 403 820 321,59 CDF sont réservés aux dépenses en capital. Ce sont les montants destinés aux investissements qui laissent des traces visibles : routes, assainissement, bâtiments publics, équipements pour les écoles ou les hôpitaux, par exemple. Ce type de dépense prépare l’avenir de la ville et améliore, en principe, les conditions de vie des habitants sur le long terme.
De l’autre côté, 1 805 911 643 484,09 CDF servent aux dépenses courantes. Ces sommes couvrent le fonctionnement quotidien de l’administration provinciale : salaires des agents, frais de fonctionnement des ministères et services, entretien minimal des infrastructures. Sans ces dépenses, les services publics ne peuvent pas tourner. Mais si elles prennent trop de place, elles réduisent la marge pour investir dans de nouveaux projets.
La cérémonie de dépôt a réuni, autour du Gouverneur, le Vice-Gouverneur Eddy Iyeli, le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, et le ministre provincial en charge du Budget. Ce dernier a remis officiellement le projet et ses annexes au Gouverneur, qui les a transmis au Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. C’est désormais aux députés provinciaux d’examiner ligne par ligne ce document, de poser des questions et, éventuellement, d’exiger des ajustements.
Le Gouvernement provincial affirme que ce budget traduit une volonté de mieux gérer les ressources publiques et de soutenir un développement plus ordonné de la capitale. Pour les Kinois, la question centrale reste simple : ce budget permettra-t-il de voir des améliorations concrètes dans les quartiers, sur les routes, dans les écoles et dans l’accès aux services de base dès 2026 ? L’exécution de ce budget dira, dans les prochains mois, si les promesses de rigueur et de discipline se traduisent réellement dans la vie quotidienne.
— M. KOSI


