La ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a lancé une opération visant à délocaliser les dépôts pétroliers implantés au cœur des quartiers résidentiels de Kinshasa. Cette mesure, annoncée mardi 9 juin 2026 lors d’une tournée d’inspection à Kalamu et Limete, vise à renforcer la sécurité des habitants et à faire respecter les règles de stockage des produits pétroliers.
Accompagnée des membres de la Brigade nationale de supervision du programme de marquage moléculaire, la ministre a visité plusieurs installations pétrolières ainsi que des entreprises utilisatrices de carburants. À cette occasion, elle a informé les propriétaires des dépôts concernés qu’ils disposent d’un délai d’un mois pour se conformer à la réglementation en vigueur. Les autorités prévoient par ailleurs d’aménager un site dans la commune de la N’Sele afin d’y regrouper les installations appelées à quitter les zones d’habitation.


Pour le ministère des Hydrocarbures, la présence de dépôts pétroliers dans des quartiers densément peuplés représente un risque permanent pour la population. L’urbanisation rapide de Kinshasa a progressivement rapproché certaines infrastructures de stockage des habitations, augmentant les risques d’incendie, d’explosion ou d’accidents liés à la manipulation des produits pétroliers. Le gouvernement entend donc imposer un respect plus strict des normes de sécurité et mettre fin aux situations jugées non conformes.
La visite a également conduit la ministre dans plusieurs entreprises consommatrices de produits pétroliers, notamment les installations de la Régie des voies aériennes, les sociétés de panification Pain d’Or et Pain Vimba, ainsi que l’entreprise de transport EcoTrans. Selon les constats réalisés sur le terrain, seule EcoTrans répond actuellement aux exigences réglementaires en matière de stockage et de manipulation des carburants. Les autres structures ont reçu un délai d’un mois pour régulariser leur situation.
À travers cette opération, les autorités veulent améliorer la sécurité industrielle dans la capitale, réduire les risques pour les populations riveraines et renforcer le contrôle des activités du secteur pétrolier. Cette démarche s’inscrit dans une politique plus large d’assainissement du secteur des hydrocarbures, considéré comme stratégique pour l’économie congolaise.
— Joldie KAKESA










