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La RDC affine sa stratégie de contrôle sur les accords d’infrastructures avec la Chine, visant un audit rigoureux

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Dans une démarche proactive, Freddy Yodi Shembo, à la tête de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la République Démocratique du Congo (RDC) et ses partenaires privés (APCSC), réaffirme l’engagement de son agence à instaurer un contrôle minutieux des projets d’infrastructures. Lors d’une session d’information tenue le 19 mars 2024, orchestrée par le Ministre de la Communication et des Médias, l’accent a été mis sur l’adoption d’une philosophie de vérification et de supervision constante, écartant ainsi le spectre des erreurs antérieures.

Engagement envers la transparence et l’expertise

Yodi Shembo souligne l’importance cruciale de l’expertise dans l’évaluation des projets, avec la collaboration de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) et du Bureau technique de contrôle (BTC). Cette démarche vise à garantir une évaluation fidèle des coûts et à prévenir toute dérive financière. « Il est indispensable de procéder à des analyses d’expertise afin de confirmer la justesse des prix, » insiste-t-il.

Audits financiers et techniques : pierres angulaires de l’équité

Concernant le partenariat « mines contre infrastructures » avec la Chine, une question prépondérante se pose sur le partage des bénéfices issus de ce gigantesque projet. Yodi Shembo précise que la mise en place d’audits financiers et techniques est primordiale pour évaluer de manière transparente les quantités de minerais exportées et les revenus générés. Ces audits indépendants, réalisés en collaboration avec la Gecamines et la Sicomines, orienteront les discussions futures.

Une renégociation fructueuse : 7 milliards de dollars de gains

L’optimisation du contrat avec la Chine se traduit par un gain substantiel de 7 milliards de dollars pour la RDC, rectifiant ainsi un déséquilibre majeur. Toutefois, Yodi Shembo rappelle que ce montant ne couvre pas intégralement les besoins du pays, vu l’étendue du réseau routier national, s’élevant à plus de 55.000 km. Les critères de sélection des futurs projets privilégieront l’intégration et la désenclavement du pays, en vue de faciliter la mobilité et de stimuler l’activité économique.

L’approche de l’APCSC, sous la direction éclairée de Freddy Yodi Shembo, illustre une volonté ferme de réajuster les termes des partenariats internationaux de la RDC. Par le biais d’audits rigoureux et d’une surveillance accrue, l’objectif est de maximiser les retombées économiques des projets d’infrastructures, en veillant à une juste répartition des bénéfices entre tous les acteurs impliqués.

Par L’Éditorial

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