La centrale hydroélectrique de Kakobola, dans la province du Kwilu, vient de franchir une étape décisive. Les blocages techniques et financiers qui empêchaient sa mise en service ont été levés. Il reste à désigner l’entreprise qui va l’exploiter au quotidien.
Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a présenté ce dossier lors du 69ᵉ Conseil des ministres du 5 décembre 2025. Il a confirmé que les conditions pour faire tourner la centrale sont désormais réunies. Mais il a aussi rappelé qu’un point reste en suspens ; le choix de l’exploitant chargé de gérer l’ouvrage dans la durée.
Un choix d’exploitant sous forte pression de temps
La centrale de Kakobola est considérée comme stratégique pour le Kwilu. Dans cette province, les infrastructures électriques sont presque absentes. De nombreuses localités vivent encore avec un accès très limité, voire nul, à l’électricité. Mettre Kakobola en service rapidement devient donc une priorité.
Pour gagner du temps, le gouvernement propose de recourir à une « entente directe ». Concrètement, il ne s’agirait pas d’un appel d’offres classique ouvert à de nombreux candidats, mais d’une négociation directe avec un ou plusieurs opérateurs intéressés, prêts à former un consortium. L’objectif est d’aboutir vite à un contrat d’exploitation et de gestion.
Le compte rendu du Conseil insiste sur cette dimension de rapidité. Le recours à l’entente directe doit « accélérer la mise en service de la centrale » et permettre de « sécuriser rapidement un exploitant compétent ». Le gouvernement met en avant l’urgence des délais, la nécessité de protéger les intérêts de l’État et la qualité du service public qui sera rendu aux habitants du Kwilu.
En toile de fond, ce choix pose aussi la question de la transparence et de l’efficacité dans l’attribution des contrats publics. Mais pour les populations concernées, l’enjeu immédiat est simple; voir enfin la centrale de Kakobola produire de l’électricité et améliorer leur vie quotidienne.
— M. KOSI



