Le 4 décembre 2025 à Washington, le Président de la République et le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, ont réaffirmé devant la directrice générale du FMI la volonté de la RDC de continuer son programme économique et de protéger la stabilité globale de l’économie, malgré un environnement difficile.
Un programme FMI sous contrainte sécuritaire et volatilité des marchés
La présence conjointe du Chef de l’État et du Gouverneur de la BCC montre que le cœur des échanges portait sur les choix budgétaires et monétaires qui encadrent le programme avec le FMI. Ce type de dispositif fixe des objectifs précis de déficit, de gestion de la dette et de financement du Trésor, tout en surveillant la création monétaire et l’évolution des prix.
Dans ce dialogue, les autorités congolaises ont mis en avant leur engagement à renforcer la résilience macroéconomique, car le pays fait face à deux chocs qui se croisent, la dégradation sécuritaire, notamment à l’Est, qui pèse sur les dépenses publiques, et la volatilité des marchés mondiaux, qui affecte les recettes d’exportation et les réserves de change.
Pour la Banque centrale, l’enjeu est clair, tenir une ligne qui protège le franc congolais et limite l’inflation, sans étouffer l’activité économique. Pour le gouvernement, la contrainte se situe dans l’arbitrage entre dépenses sécuritaires, investissements et dépenses sociales, tout en respectant les engagements pris avec le FMI.
En confirmant cet engagement à Washington, la RDC cherche à maintenir la confiance de ses partenaires financiers, ce qui reste décisif pour l’accès aux financements concessionnels et pour stabiliser les anticipations des investisseurs.
M. KOSI


