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La Tshopo cible une récolte quadruple annuelle de riz pour atteindre 200 000 tonnes

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Dans la province de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo, une coopérative se mobilise pour améliorer la qualité du riz d’ici 2025 afin de le commercialiser dans d’autres provinces ainsi qu’en Ouganda. C’est ce qu’a révélé vendredi l’ACP lors d’un entretien avec Kwadratus Muganza, président de l’Union paysanne pour le développement de Kisangani (UPDKIS).

Kwadratus Muganza a déclaré : « Nous nous efforçons d’améliorer la qualité du riz que nous produisons en éliminant les impuretés telles que les cailloux, les poussières et les morceaux de bois. Notre objectif est de rendre notre riz apte à être commercialisé non seulement dans d’autres provinces mais aussi à l’international. »

Le projet, connu sous le nom de ROSCA, est soutenu par les ONG belges RIKOLTO et TRIAS. L’initiative a débuté dans les territoires de Banalia et Bafuasende, avec pour ambition de s’étendre à l’ensemble de la province de la Tshopo. « Aujourd’hui, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont en proie aux conflits et viennent s’approvisionner en riz à Kisangani en échange de haricots et de poissons salés. Cette situation représente une opportunité de renforcer notre filière rizicole locale, » a expliqué Kwadratus Muganza.

Le projet ROSCA vise non seulement à améliorer la qualité du riz mais également à adopter des techniques agricoles permettant des récoltes plus fréquentes. Le passage à la culture de riz de bas-fond, récoltable quatre fois par an, est une des mesures envisagées.

Il est important de noter que ce projet ne compromettra pas les besoins locaux en riz. Selon des études menées par des experts, la population de la Tshopo a un besoin annuel de 200.000 tonnes de riz, alors que la production actuelle de la province se situe autour de 150.000 tonnes. Le déficit est comblé par les apports des provinces voisines de Mongala, Bas-Uélé et Haut-Uélé.

Pour soutenir ce projet ambitieux, Kwadratus Muganza appelle le futur gouvernement provincial de la Tshopo à prioriser la réhabilitation des routes de desserte agricole, estimées à 1.200 km. « Il est également crucial de curer les cours d’eau pour faciliter le transport des produits agricoles, » a-t-il ajouté.

Ce projet, s’il est pleinement réalisé, pourrait non seulement améliorer la qualité du riz produit dans la Tshopo, mais aussi dynamiser l’économie locale et renforcer l’autosuffisance alimentaire de la région.

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