Sicomines : progression des routes sur trois axes et distribution de lettres d’engagement à Kinshasa début février 2026

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Les travaux des rocades sud-est et sud-ouest de Kinshasa, longues de 73 km, avancent en février 2026 avec un financement de SICOMINES S.A. Sur d’autres axes, des chantiers progressent aussi sur la RN1 et la RN18, pendant que l’entreprise organise un recrutement après un test tenu le 21 janvier 2026 à Kinshasa.

Routes : ce qui avance sur trois axes

À Kinshasa, l’attention se porte sur les rocades sud-est et sud-ouest, présentées comme la première route périphérique du pays. Longue de 73 km, cette ceinture est annoncée comme un moyen de réduire la pression du trafic en reliant Kinshasa à des liaisons vers le Kongo Central, le Kwango et le Kwilu. Elle s’inscrit sur la RN1, un axe de 3 259 km entre Banana (Kongo Central) et Sakania (Haut-Katanga).

Le 13 février 2026, la joint-venture a relayé sur son compte x.com le témoignage d’un habitant de Ngombi, localité située entre Kinshasa et Kasangulu (Kongo Central). Il affirme que les travaux sont visibles, que l’acheminement des biens est plus facile qu’avant et que certains itinéraires évitent désormais des détours, avec une baisse des embouteillages sur le trajet évoqué.

 AXE KASAI-KATANGA

Sur l’axe Kasaï–Katanga, SISC S.A. indique intervenir sur le projet routier Mbuji-Mayi–Nguba. D’après une dépêche du 8 février 2026, le lot 4 est entré dans « une phase clé » avec l’achèvement d’un tronçon d’essai de la couche de fondation en gravier granulométrique. En clair, il s’agit d’une couche de base faite de graviers triés par tailles pour mieux se compacter. Cette étape sert à renforcer la portance de la chaussée, donc sa capacité à supporter le passage des véhicules, avant le déploiement des travaux à plus grande échelle.

Toujours sur la RN1, un autre segment du même projet est cité : le tronçon Pont de Lubilanji–Kaniama, long de 63,04 km, sur le lot 1. Une dépêche de SISC S.A. datée du 10 février 2026 fait état d’une maintenance routière menée de manière « régulière et progressive » sous la coordination de l’entreprise, avec l’objectif affiché d’améliorer la mobilité dans la zone et de renforcer la coopération sino-congolaise.

AXE KWILU-KWANGO-KINSHASA

Sur l’axe Kwilu–Kwango–Kinshasa, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) annonce le démarrage de travaux de praticabilité sur la RN18, tronçon Petit Kasaï–Bulungu–Vanga. Selon une dépêche du 10 février 2026, le lancement a eu lieu la veille, le 9 février, en collaboration avec Sinohydro 14 comme entreprise exécutante. Le tronçon est donné pour 65 km et présenté comme « stratégique » pour désenclaver la région et fluidifier le trafic dans le cadre du programme sino-congolais.

Le texte précise aussi quelques repères sur les localités concernées. Bulungu couvre 12 000 km² et compte près d’un million et demi d’habitants. Le territoire est décrit comme agricole (manioc, maïs, arachides, riz, courge, soja) et comme disposant de ressources minières citées (cuivre et cobalt), ainsi que d’un potentiel lié aux hydrocarbures et à l’hydroélectricité grâce aux chutes d’eau mentionnées. Vanga est présentée comme une zone de santé de référence, avec un hôpital de 500 lits, un rôle dans la formation de médecins et d’infirmiers, et une participation régulière aux grandes campagnes de vaccination pour le sud du pays via la « mission Vanga ».

Dans la même zone, l’ACGT signale aussi l’évolution du chantier Ingudi–Idiofa. Il est question d’une phase axée sur l’assainissement, l’ouverture d’emprise, des déviations provisoires et la pose des couches de chaussée. La dépêche citée attribue l’exécution à SISC et à l’équipe de Sinohydro 1, avec la supervision de l’ACGT, et met en avant l’objectif de construire une route « moderne » et durable.

Au-delà des routes, SICOMINES S.A. met en avant un volet emplois. Une dépêche de l’entreprise datée du 2 février 2026 revient sur la Conférence sino-congolaise sur la formation professionnelle tenue à Kinshasa le 22 décembre 2025. La rencontre visait, selon le texte, à orienter les jeunes vers des compétences recherchées sur le marché du travail. Dans ce cadre, SICOMINES a organisé un salon de recrutement le 21 janvier 2026 à Kinshasa, après un premier test à Kolwezi, pour des profils relevant notamment de l’administration, du juridique, de la construction, du laboratoire, des finances, de l’hygiène et sécurité, ainsi que de l’équipement et de l’énergie.

D’après une déclaration attribuée à Michel Mwelwa, analyste senior des ressources humaines, Kinshasa sert de province pilote pour constituer une main-d’œuvre appelée à travailler au Lualaba, avec l’idée d’étendre ensuite l’initiative à d’autres provinces. Le 5 février 2026, lors d’une manifestation organisée au complexe diplomatique de l’ambassade de Chine en RDC, les candidats retenus ont reçu leurs lettres d’engagement en présence d’autorités congolaises.

Dernier chiffre mis en avant : le texte affirme que « plus de 100 000 emplois directs » ont déjà été créés par des entreprises chinoises opérant sur le territoire congolais.

— Joldie KAKESA

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