Le cuivre a touché un record ce matin sur le marché de Londres, et le nickel a aussi inscrit un nouveau sommet. Les investisseurs réagissent à des signaux de tensions sur l’offre, alors que la demande reste soutenue.
Une hausse rapide, puis un léger repli sur prises de bénéfices
À Londres, le cuivre pour livraison à trois mois a grimpé jusqu’à 13 487,50 $/tonne avant de refluer légèrement. En début d’après-midi, il s’échangeait autour de 13 308 $, soit +2,5 % par rapport à l’ouverture. Depuis le début de 2026, le métal affiche une progression de plus de 5,6 %.
Ce type de mouvement est classique quand un prix atteint un niveau élevé. Certains opérateurs vendent pour sécuriser leurs gains, ce qui provoque un recul temporaire, même si la tendance de fond reste haussière.
Pour expliquer cette envolée, Ewa Manthey, analyste chez ING, met en avant un déséquilibre entre une offre déjà sous pression et une demande qui accélère. « L’envolée du cuivre au-delà des 13 000 $/tonne est alimentée par un déséquilibre grandissant entre une offre structurellement tendue et une demande des secteurs de l’électrification et des centres de données qui s’accélère », souligne-t-elle.
Concrètement, l’électrification correspond à la montée des usages électriques, qui consomment beaucoup de cuivre, notamment dans les réseaux et les équipements. Les centres de données, eux, se multiplient et ont besoin d’infrastructures électriques et de câblage, ce qui entretient la demande de métal.
— M. KOSI


