spot_img

Le japon accorde un prêt de 421 millions USD au fonds africain de développement

Partager

Le Japon, par le biais de son agence de coopération internationale (JICA), a officialisé un prêt concessionnel de 51,67 milliards de yens japonais (environ 421 millions USD) destiné au Fonds africain de développement (FAD). Cette initiative, conclue lors du 16e cycle de reconstitution des ressources du FAD en décembre 2022, vise à soutenir les économies fragiles et en développement du continent. Les fonds alloués joueront un rôle déterminant dans l’amélioration des infrastructures, la gestion de la dette et le développement du secteur privé.

Cette signature symbolique, intervenue le 15 octobre 2024, s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique entre le Japon et le FAD. Le Japon figure parmi les plus grands contributeurs au fonds, ayant assuré une participation significative lors des cycles précédents (ADF-14, ADF-15 et ADF-16). L’objectif est de catalyser les investissements dans des secteurs clés tels que l’énergie, le transport et les services de santé, tout en favorisant la résilience financière et l’intégration régionale.

Daiho Fujii, vice-ministre adjoint des Finances du Japon, a insisté sur l’importance de cette contribution :

« Les défis économiques liés à la gestion de la dette, aux crises climatiques et au déficit d’infrastructures ne peuvent être surmontés qu’en mobilisant des ressources financières adéquates. Nos prêts concessionnels reflètent notre engagement à renforcer les capacités économiques de l’Afrique. »

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a exprimé sa gratitude lors de sa cinquième visite au Japon :

« Le soutien du Japon a permis non seulement de finaliser l’ADF-16, mais surtout d’avoir un impact direct sur la vie des populations. Nous touchons des millions de bénéficiaires grâce à l’énergie, l’eau et le transport. »

Les chiffres sont éloquents :

  • 500 000 personnes raccordées à l’électricité
  • 1 million de bénéficiaires de l’accès à l’eau et à l’assainissement
  • 2,5 millions de personnes ayant accès à des services de transport améliorés
  • 2,7 millions de personnes bénéficiant d’un accès accru aux soins de santé

Ces réalisations montrent que l’ADF agit comme un levier de croissance économique et de réduction de la pauvreté à travers des financements ciblés.

une collaboration stratégique pour les cycles à venir

Depuis son adhésion au FAD en 1973, le Japon s’est imposé comme un acteur incontournable du financement concessionnel en Afrique. L’efficacité et l’impact durable de ces financements ont permis d’améliorer la viabilité financière des projets dans les pays les plus fragiles. Lors de la revue à mi-parcours de l’ADF-16, tenue à Cotonou en octobre 2024, les parties prenantes ont salué les avancées enregistrées sur les engagements financiers et opérationnels.

Le Japon a déjà mobilisé le plus grand prêt de transition pour l’ADF-14 et consolidé son leadership avec les plus importantes contributions aux cycles ADF-15 et ADF-16. La préparation des discussions autour du prochain cycle, ADF-17, offrira l’occasion de renforcer les dispositifs de financement orientés vers le développement du secteur privé et l’amélioration des infrastructures économiques.

L’importance de la gestion des dettes souveraines et de la transparence financière a été également soulignée lors de la rencontre. Le FAD entend continuer à mobiliser des ressources privées et publiques pour accompagner les pays bénéficiaires dans leur trajectoire de croissance durable.

« Notre objectif est de garantir que chaque dollar mobilisé ait un impact tangible sur le développement et la stabilité financière des économies africaines », a conclu Katsura Miyazaki, vice-présidente exécutive de la JICA.

En s’engageant sur le long terme avec des partenaires africains, le Japon renforce sa présence économique en Afrique et consolide sa position en tant que partenaire financier de confiance pour le développement du continent.

M.MATUVOVANGA

En savoir +

A la Une