Vendredi dernier, un échange de haut niveau s’est tenu à Kinshasa entre le ministre du Développement rural, Muhindo Nzangi Butondo, et une délégation de la Banque mondiale, représentée par son directeur des opérations pour la RDC, l’Angola, le Burundi et São Tomé, Albert Zeufack. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de renforcer les liens entre les investissements dans les routes nationales et celles de desserte agricole en République Démocratique du Congo.
L’importance de cette réunion réside dans la volonté d’améliorer les infrastructures rurales pour favoriser le développement économique du pays, particulièrement dans les zones agricoles. M. Zeufack a déclaré : « Nous avons deux projets clés dans notre portefeuille : le PICAJEL et le PNDA, qui se concentrent sur les routes de desserte agricole. Cependant, pour maximiser leur impact, il est essentiel de les lier aux infrastructures nationales ». Cette approche est cruciale pour assurer que les zones rurales, souvent isolées, puissent pleinement bénéficier des efforts en matière de développement.
Un potentiel inexploité : les voies fluviales

En parallèle, la Banque mondiale et le ministère du Développement rural ont discuté de l’exploitation des voies fluviales pour améliorer l’accès aux régions enclavées. La RDC possède plus de 12 000 kilomètres de voies navigables, représentant un potentiel considérable pour désenclaver les zones rurales et soutenir le secteur agricole. Ce réseau fluvial, souvent sous-utilisé, pourrait jouer un rôle stratégique dans le développement économique local, réduisant ainsi les coûts de transport et facilitant l’accès aux marchés pour les agriculteurs.
La réhabilitation de ces voies fluviales, selon M. Zeufack, pourrait également s’inscrire dans une démarche durable, en complément des projets routiers. « Nous allons explorer comment tirer parti de ce réseau fluvial et le lier aux routes nationales pour créer une infrastructure cohérente, capable de soutenir un développement agricole productif et inclusif », a-t-il précisé.
Collaboration renforcée pour des résultats durables
Cette collaboration entre la Banque mondiale et le gouvernement congolais met en lumière l’importance d’une synergie entre les initiatives nationales et les financements internationaux. La Banque mondiale s’engage à soutenir ces efforts pour que les infrastructures rurales de la RDC puissent être transformées de manière durable, avec des impacts directs sur la vie des populations locales.
En intégrant des routes nationales à des voies de desserte agricole et fluviale, les projets de développement peuvent générer des économies de coûts significatives et améliorer l’accès aux services de base pour les communautés rurales. La prochaine phase de cette collaboration devrait se concentrer sur la mise en œuvre concrète de ces projets, en évaluant les priorités et les résultats attendus dans les régions clés du pays.
M. Kosi


