Le 22 avril 2025, le cours de l’or a franchi la barre des 3 500 dollars l’once, un record historique alimenté par une conjonction de facteurs économiques et géopolitiques. JP Morgan prévoit désormais que le prix de l’or atteindra 4 000 dollars l’once d’ici le deuxième trimestre 2026, avec une moyenne estimée à 3 675 dollars pour le quatrième trimestre 2025.
Cette flambée des prix est principalement soutenue par une demande robuste des investisseurs et des banques centrales, qui achètent en moyenne 710 tonnes d’or par trimestre cette année. Goldman Sachs a également revu à la hausse ses prévisions, anticipant un prix de 3 700 dollars l’once d’ici fin 2025, avec des scénarios extrêmes envisageant une hausse jusqu’à 4 500 dollars.
Cependant, la République démocratique du Congo (RDC), malgré ses vastes réserves aurifères, semble mal positionnée pour tirer parti de cette hausse. En 2024, la mine de Kibali, principal site industriel du pays, a produit 686 000 onces d’or, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente. Cette diminution est attribuée à une baisse de la teneur en or du minerai extrait.
Le secteur artisanal n’est pas en reste : les exportations officielles ont chuté de 66 % en 2024, passant de 5,18 tonnes à seulement 1,75 tonne. Cette baisse est due à des interruptions d’activité, des prix peu compétitifs et des restrictions bancaires sur les transactions en espèces.
Ainsi, alors que le marché mondial de l’or connaît une dynamique haussière, la RDC risque de ne pas en bénéficier pleinement. La situation souligne la nécessité pour le pays de renforcer la gouvernance de son secteur minier et de sécuriser les zones d’exploitation pour attirer les investissements et augmenter la production.
— M. KOSI


