La société RMC Mining SAS affirme être victime, depuis près de quatre mois, d’une occupation qu’elle qualifie d’illégale de ses sites miniers de Kisankala, dans la province du Lualaba. Dans un communiqué de presse, l’entreprise dénonce également une campagne de désinformation visant ses activités et appelle les autorités à rétablir l’ordre sur ses concessions.
Au cœur du différend se trouvent les périmètres couverts par les permis d’exploitation (PE) n°15311 et 15312. RMC Mining affirme en être aujourd’hui la titulaire exclusive, après l’expiration, en avril 2022, des anciens titres miniers détenus par Goma Mining.
Pour faire la lumière sur ce dossier, une mission interministérielle réunissant notamment des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice et des Mines a été dépêchée dans le Lualaba. Selon RMC Mining, cette mission a auditionné les différentes parties, examiné les documents officiels et effectué une descente sur les sites concernés.
À l’en croire, les conclusions de cette mission établissent que Goma Mining et Lupemba Mining ne disposeraient pas de titres miniers en cours de validité leur permettant d’exploiter les périmètres concernés.
RMC Mining conteste également un contrat de cession présenté comme ayant été conclu le 15 juillet 2025 et invoqué par Lupemba Mining pour justifier ses droits sur les sites.
La société estime que cet acte aurait été signé par des personnes qui n’avaient pas qualité pour engager Goma Mining et après l’expiration des titres miniers détenus par cette dernière. Elle affirme, par ailleurs, que le contrat n’aurait pas été soumis à l’approbation de l’administration des mines, conformément aux procédures prévues par la législation minière congolaise.
Sur le terrain, RMC Mining affirme avoir été écartée de ses concessions pendant près de quatre mois, alors qu’une activité minière à caractère industriel aurait été installée sur les périmètres litigieux, avec notamment l’utilisation d’engins lourds.
L’entreprise dit avoir subi d’importants préjudices au cours de cette période. Elle affirme également avoir identifié plusieurs personnes qui seraient impliquées dans les opérations et démarches liées à cette occupation. Parmi les noms cités figurent Olivier Mumba, Christian Mumba, Christian Mbo Mpakassa, Oscar Mubiyayi, Lucien Wisala Nkoka et Bonté Amisi.
Selon RMC Mining, des éléments ont été réunis et des procédures judiciaires ont déjà été engagées contre plusieurs personnes citées devant les juridictions compétentes.
Les autorités appelées à sécuriser les concessions
Dans ce contexte, RMC Mining demande aux autorités congolaises de déterminer les responsabilités, de sécuriser ses concessions et de prévenir toute nouvelle tentative d’occupation.
En outre, l’entreprise entend également replacer le débat sur le terrain des droits miniers. Elle invite les médias à demander à chacune des parties au conflit de produire les documents établissant leurs droits sur les périmètres de Kisankala.
Eldad B.









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