Le gouvernement congolais a lancé, samedi 13 juin 2026 à Lubumbashi, un programme de vente subventionnée de farine de maïs destiné à atténuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages. L’initiative, mise en œuvre par le ministère de l’Économie nationale en collaboration avec le Fonds de régulation économique (FOREC), a été officiellement lancée au marché Mzée, sur le site de Mapendo.
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par la hausse des prix des produits alimentaires de base, particulièrement du maïs, aliment essentiel pour des millions de ménages dans le Haut-Katanga et plusieurs provinces du sud du pays.
Grâce à la subvention publique, le prix du sac de farine de maïs est fixé à 32 500 francs congolais, contre plus de 40 000 francs observés sur certains marchés. La réduction représente un allègement significatif pour les consommateurs confrontés à l’augmentation du coût de la vie.
Pour cette première phase, trois points de distribution ont été identifiés à Lubumbashi : le site de Mapendo au marché Mzée, la minoterie AGRICO sur la route de Kinsevere ainsi que la ferme Terra située sur la route de Kasenga.
Au-delà de l’impact social immédiat, cette opération vise également à stabiliser le marché local des produits alimentaires. Ces derniers mois, les autorités ont multiplié les initiatives destinées à limiter les effets des tensions observées sur l’approvisionnement en maïs, une situation alimentée par les contraintes logistiques, les difficultés de transport et les fluctuations de l’offre régionale.
Le gouvernement entend également prévenir les risques de spéculation et de détournement du dispositif. Un mécanisme de contrôle renforcé a été annoncé, incluant un système de traçabilité reposant sur des codes QR afin de suivre la distribution des produits subventionnés et d’assurer qu’ils bénéficient effectivement aux populations ciblées.
Cette mesure s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de lutte contre la vie chère et de préservation du pouvoir d’achat. Les autorités espèrent ainsi réduire la pression sur les dépenses alimentaires des ménages tout en améliorant l’accès à un produit considéré comme stratégique pour la sécurité alimentaire de la région.
Pour les économistes, l’efficacité de cette opération dépendra toutefois de sa capacité à être maintenue dans la durée, de la disponibilité des stocks et du bon fonctionnement des mécanismes de contrôle destinés à éviter la revente spéculative des produits subventionnés.
Dans une province où la consommation de farine de maïs demeure particulièrement élevée, cette intervention pourrait constituer un test important pour les futures politiques de stabilisation des prix des produits de première nécessité en République démocratique du Congo.
Par Joldie KAKESA





