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La saga de la privatisation au Kenya : les enjeux économiques derrière la cession de huit nouvelles entreprises

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Le gouvernement kényan a récemment dévoilé sa décision de poursuivre le processus de privatisation en approuvant la cession de huit entreprises publiques, marquant ainsi une nouvelle étape dans son programme de désengagement progressif du secteur productif. Cette annonce intervient après la suspension, en décembre 2023, du processus de privatisation d’un premier lot de 11 sociétés par la justice, suite à un recours déposé par l’opposition.

Parmi les entreprises concernées par cette nouvelle vague de privatisations, on note la Development Bank of Kenya, récemment transformée en banque commerciale à part entière. En plus de cette institution financière, le gouvernement cèdera ses parts dans sept unités hôtelières, à savoir le Mombasa Beach Hotel, le Ngulia Safari Lodge, le Voi Safari Lodge, le Golf Hotel Limited, le Sunset Hotel Limited, le Mt. Elgon Lodge Limited et le Kabarnet Hotel Limited.

Cette décision de privatiser ces établissements hôteliers s’inscrit dans le contexte du regain d’activité dans le secteur touristique, stimulé par le régime d’exemption de visa en vigueur au Kenya. Le gouvernement affirme que cette mesure contribuera à renforcer l’emploi et les opportunités commerciales tant dans les entreprises cédées que dans l’ensemble du secteur touristique.

Il convient de rappeler que le gouvernement kényan avait déjà annoncé, en novembre 2023, le lancement de son programme de privatisation avec la cession de participations dans onze entreprises, dont la Kenya Pipeline Company, la société nationale de transport d’hydrocarbures, détenant le monopole du transport du gaz naturel et des produits pétroliers blancs. Cependant, ce processus avait été suspendu par la Haute Cour de justice kényane suite à un recours déposé par l’opposition, dirigée par le parti Orange Democratic Movement de Raila Odinga.

Ce dernier, candidat malheureux à l’élection présidentielle d’août 2022 et figure historique de l’opposition, a argué que plusieurs entreprises figurant dans la liste du gouvernement méritent un référendum en raison de leur importance stratégique. L’affaire est actuellement en cours, laissant planer une incertitude sur la poursuite du programme de privatisation.

En guise de rappel historique, la dernière opération de privatisation d’une entreprise publique au Kenya remonte à 2008, lorsque le gouvernement avait ouvert le capital de l’opérateur télécom Safaricom au marché boursier, à hauteur de 25 %. La nouvelle série de privatisations récemment approuvée par le gouvernement souligne son engagement continu dans la recherche de solutions économiques viables. La suite des événements dépendra également de l’issue du litige en cours devant la justice kényane.

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